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Le Parisien – « Médicaments sous influence »: une enquête glaçante sur les médicaments

10 Fév 2015

Medias, Revue de presse

Reproduction d’un article Le Parisien-Aujourd’hui en France au sujet de la diffusion du reportage « Médicaments sous influence »

« Il y a entre 15 000 et 20 000 morts par an liées aux médicaments en France », constate Bernard Megaud, professeur en pharmacologie dans « Médicaments sous influence », enquête glaçante signée Romain Icard que propose France 5 ce soir à 20 h 40. Le journaliste met en lumière ce côté obscur en s’appuyant sur le témoignage édifiant du docteur Bernard Dalbergue, ancien directeur des affaires médicales des laboratoires Merck. Licencié après avoir dénoncé un conflit d’intérêts flagrant, l’ancien cadre raconte de l’intérieur les pratiques douteuses de l’industrie pharmaceutique.

Mensonges, études incomplètes, ou effets secondaires passés sous silence : l’enquête montre comment un médicament peut être rapidement commercialisé grâce au lobbying, avant même que son efficacité ne soit avérée ou que l’on démontre que son intérêt thérapeutique est vraiment supérieur à ses effets secondaires.

« Pour identifier un effet secondaire sur mille personnes, il faudrait le tester sur 50 000… qui le fait ? Le vrai cobaye, c’est vous, c’est moi, ce sont nos femmes et nos enfants », estime l’avocat américain Christophe Seeger qui a travaillé sur le Vioxx. Anti-inflammatoire star du labo américain Merck, ce médicament provoquait des crises cardiaques par milliers. Selon un rapport officiel, il a causé la mort de 28 000 personnes aux Etats-Unis alors qu’au sein de Merck, sa dangerosité était connue. Vingt millions d’Américains ont pris du Vioxx. Deux millions en France, mais aucune mort ne lui est officiellement imputée.

Un lobbying très actif

« Le profit potentiel pour les actionnaires semble plus important que l’intérêt sanitaire », remarque Diane Harper, professeur de médecine américaine qui a participé aux études sur le Gardasil, vaccin prévenant le cancer du col de l’utérus sur lequel pèsent de nombreuses interrogations. « Scientifiquement, personne ne peut savoir son efficacité réelle », pointe la députée européenne Michèle Rivasi, qui dénonce le lobbying actif pour ce traitement.

« Une personne était chargée de rédiger des projets de lois sur la vaccination des jeunes filles », se souvient Diane Harper qui avait jugé « inappropriée » la campagne de promotion du Gardasil — « votre fille sera une victime de moins du cancer ». Elle s’était vu répondre chez Merck : « La peur fait vendre. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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