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Parlement européen: journée spéciale de promotion du potentiel des énergies renouvelables dans les pays ACP

Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE (APP ACP-UE) à Bruxelles

À l’initiative des eurodéputés Michèle RIVASI (Verts/ALE), Norbert Neuser (S&D) et Louis MICHEL (ALDE) – et avec le soutien du Commissaire européen au Développement Andris Piebalgs – la journée du 15 Juin permettra aux 80 délégations venant des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) d’échanger pendant une journée entière sur les énergies renouvelables (ENR) et leur indispensable développement.

Des entreprises, des ONG et le PNUD seront associés à cette journée, ils tiendront tous un stand d’information dans les locaux du Parlement européen à Bruxelles. Entre 13h et 15h un cocktail déjeunatoire verra l’ensemble des participants à l’APP ACP-UE se réunir et différents représentants européens exposeront leur vision stratégique des énergies renouvelables à leurs homologues des ACP.

Pour Michèle RIVASI Vice-présidente de l’APP ACP-UE, cette journée est la conclusion logique d’un cycle qu’elle a initié : « Depuis le début de mon mandat, il me tient à cœur d’éveiller les représentants des ACP aux risques auxquels ils exposent leur population et l’environnement en fonction des décisions énergétiques qui sont prises dans leur pays. J’ai co-rédigé un rapport sur l’extraction des matières premières, et à mon initiative nous avons aussi débattu à de nombreuses reprises de la sécurité énergétique et de sa nécessaire durabilité. Mais cela n’est pas suffisant, il faut briser les clichés par l’échange avec des experts et la pratique : c’est tout l’enjeu de cette journée spéciale ».

« À mon grand bonheur, je n’ai pas eu à prêcher des réfractaires, le représentant du Cap Vert nous a appris que 30% de l’électricité de son pays provenait d’énergies renouvelables. Actuellement, le Cap Vert s’apprête à investir 1.2 milliards d’euros dans le développement des ENR et au Sénégal, des études prospectives ont été réalisées pour développer le potentiel des ENR. L’UE doit encourager et financer de telles initiatives, la France aussi: c’est d’ailleurs ce que fait le Ministre délégué au Développement Pascal Canfin».

« Les pays des ACP commencent à prendre conscience du mythe des énergies fossiles. Leur coût est amené à augmenter et les populations ont assez subi la dégradation de leur environnement et mode de vie pour comprendre qu’un autre modèle énergétique est non seulement possible mais indispensable. Au Nord comme au Sud, nous devons anticiper la raréfaction inéluctable des ressources fossiles et lutter contre le changement climatique : les pays ACP seront d’ailleurs les premiers affectés par ses conséquences».

« Alors que les réseaux électriques ne sont pas pleinement développés dans les ACP, les ENR permettront l’électrification rurale à moindre coût et l’autonomie énergétique décentralisée. Ce potentiel ne peut être éludé pour lutter contre le mal-développement. Mais pour cela les dirigeants doivent être informés des tenants et aboutissants des ENR, c’est pourquoi j’ai invité les représentants de l’Action Parlementaire pour les Energies Renouvelables, un programme du PNUD qui vise à développer les compétences des élus pour la promotion des ENR et de la législation qui doit les encadrer» conclut l’eurodéputée.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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