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LINKY : La Cour des comptes révèle les mensonges d’ENEDIS

 

Michèle RIVASI demande la mise en place d’un moratoire afin de répondre aux recommandations de la Cour des comptes.

 

Ce mercredi 7 février 2018, la cour des comptes a rendu un rapport à charge contre le compteur électrique LINKY déployé par ENEDIS. Ce rapport met en lumière les mensonges communiqués par ENEDIS pour justifier son compteur ainsi que les montages financiers utilisés :

  • ENEDIS annonce en effet que le coût d’investissement ne sera pas répercuté sur les factures des consommateurs. Or la cour des comptes montre aujourd’hui qu’il s’agit d’un dispositif « coûteux pour le consommateur mais avantageux pour ENEDIS ». Le financement est en réalité « assuré par les usagers » et les conditions de rémunération d‘ENEDIS sont « généreuses et doivent être revues ».
  • Le compteur LINKY tel qu’il est proposé ne respecte pas la directive européenne de 2009 qui demande le déploiement d’un compteur permettant la participation active du consommateur. Dans le cadre de la transition énergétique il est important que le citoyen connaisse sa consommation en temps réel enfin de pouvoir la diminuer pour réduire à la fois sa facture et la demande nationale de production d’électricité. Les anglais proposent gratuitement à ceux qui le souhaitent un affichage dans l’habitation de la consommation en temps réel en MWH et en Euros. Or le LINKY ne propose pas d’affichage dans l’habitation, il ne propose pas non plus la consommation en temps réel et n’indique pas le montant en euros de sa consommation. Comme le dit la cour des comptes, les moyens mis en place « sont insatisfaisants ».
  • ENEDIS annonce que les compteurs sont obligatoires et qu’on ne peut pas s’y opposer. Or la loi ne permet pas à ENEDIS de l’installer sans le consentement des usagers. ENEDIS a déjà été contraint par la justice à Grenoble et à Toulouse de ne pas installer le compteur LINKY et même de remettre l’ancien compteur chez des personnes opposées pour des raisons de santé.

Pour Michèle RIVASI, députée européenne : « La Cour des comptes montre aujourd’hui qu’ENEDIS a choisi ses propres intérêts financiers aux dépens de ceux des consommateurs. Ce compteur demandé par l’Union Européenne en 2009 aurait pu être un formidable outil de la transition énergétique et solidaire en permettant aux citoyens d’être actifs dans leur consommation d’électricité et ainsi de réduire leur consommation pour le bien de notre planète et de nos portefeuilles. ENEDIS, entreprise de service public, a agi pour son propre intérêt financier à l’encontre de celui des citoyens. La cour des comptes montre ici qu’ENEDIS est la honte du service public ! »

 

Michèle Rivasi demande à l’Etat de mettre en place un moratoire du déploiement des compteurs LINKY afin de répondre aux demandes de la cour des comptes :

  • Révision des rémunérations d’ENEDIS,
  • Réduction du coût pour le consommateur,
  • Mise en place d’outils pour que les usagers soient actifs de leur consommation
  • Mise en place d’un protocole de refus pour les personnes sensibles aux champs électromagnétiques et pour celles qui refusent de communiquer leurs données personnelles.

 

 

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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