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Les Etats Généraux du Nucléaire à Paris le 21 mai

10 Mai 2011

A la Une, Événements

 

Soyons actifs aujourd’hui pour ne pas être radioactifs demain !

Au lendemain de la catastrophe de Fukushima au Japon et 25 ans après Tchernobyl, le déni sur le danger du nucléaire n’est plus possible. Plusieurs pays européens ont d’ailleurs réagi comme il se doit en décrétant un moratoire et une sortie programmée du nucléaire.

La France, fortement dépendante à l’atome, semble encore enlisée par l’emprise du lobby nucléaire et le joug idéologique et économique de la toute puissance atomique.

L’opacité, le secret et le mensonge d’État sont les mots clés de l’industrie nucléaire en France. Les écologistes réclament depuis des décennies un grand débat public sur les choix énergétiques, de la transparence et un référendum pour que les citoyens, une fois éclairés, s’approprient le sujet et disent clairement si oui ou non ils souhaitent sortir du nucléaire.

La transition énergétique est pour nous une nécessité. Elle doit s’appuyer sur la triade : sobriété (réduction des consommations inutiles, chasse au gaspillage…), efficacité énergétique (isolation thermique des bâtiments, maîtrise de la demande…) et développement des énergies renouvelables.

L’échéance présidentielle de 2012 doit permettre de mettre cette question du nucléaire au cœur de la campagne.

Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima sont autant d’événements qui justifient la sortie progressive du nucléaire.

Le nucléaire est une technologie trop risquée (table ronde 1), coûteuse et à laquelle il existe des alternatives crédibles et créatrices d’emplois (table ronde 2). Une vision politique volontariste et ambitieuse doit faire corps chez nos partenaires, dans l’objectif d’un débat national sur le nucléaire et la question de sa sortie (table ronde 3).

Programme :

9h45  Accueil par Cécile Duflot, Secrétaire nationale EELV

10-12h Table ronde 1 animée par Michèle Rivasi

• le Risque Nucléaire

1) La sureté et les accidents

Bernard Laponche, Physicien nucléaire

2) Les conditions de travail : risque et sous-traitance

Yann Cochin, Responsable du syndicat Sud énergie

Paul Jobin, Sociologue ayant enquêté auprès des ouvriers de Fukushima

3) La problématique des déchets (enfouissement, MOX…) et du démantèlement

Yannick Rousselet, Chargé de campagne à Greenpeace

Corinne François, Réseau Sortir du Nucléaire

4) La prolifération nucléaire ; la frontière ambiguë et perméable entre nucléaire civil et militaire

Ben Cramer, Chercheur et auteur du livre Le nucléaire dans tous ses états

Pause déjeuner et point presse

La situation du Nucléaire en Europe : Mycle Schneider, expert international sur le nucléaire

14h-16h Table ronde 2 animée par Hélène Gassin

• Le coût du nucléaire et ses alternatives énergétiques

1) Scénario Négawatt, sobriété et efficacité énergétique

Thierry Salomon, Président de l’association Négawatt

2) La sortie du nucléaire version allemande

Rebecca Harms, Députée européenne

3) La sortie du nucléaire version belge

Olivier Deleuze, Député fédéral belge, ex-ministre de l’énergie

4) Quelle politique industrielle intégrée à mettre en œuvre ?

Pierre Radanne, ancien directeur de l’ADEME, consultant à l’international

5) Le coût du Nucléaire

Yves Marignac, WISE-Paris

Pause café

16h30-18h30 Table ronde 3 animée par Denis Baupin

• Échanges avec nos partenaires politiques

Quelles avancées pour le projet 2012 ?

Introduction sur la démocratie et le nucléaire : Hervé Kempf, Essayiste

Cécile Duflot pour Europe Écologie les Verts

Un responsable du Parti de Gauche : Martine Billard

Un responsable du PS : Laurence Rossignol

Un responsable du PCF

Un responsable de CAP 21 : Yves Lenoir

Un responsable du NPA : Vincent Gay

18h30 Conclusion par Michèle Rivasi, et les candidats aux primaires d’EELV Eva Joly, Nicolas Hulot

Coordination:

– Sébastien Barles: 06 75 00 63 31 – sebastien.barles(at)laposte.net

– Justine Arnaud: 06 3715 76 56 – assistants.rivasi(at)orange.fr

ACCES

La Bellevilloise

Métro Gambetta (ligne 3)

sortie Martin Nadaud

ou Ménilmontant (ligne 2)

Bus 26, 61, 69, 96

Parking Saint-Fargeau à proximité

Vélib 20121, 20035, 20034

Entrée libre et gratuite.

(Programme prévisionnel, sous réserve d’acceptation par les intervenants mentionnés)

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2 Responses to “Les Etats Généraux du Nucléaire à Paris le 21 mai”

  1. eve dit :

    Bravo à Michèle Rivasi et à la CRIIRAD les seuls que j’entends…
    Des pays européens s’engagent de façon ferme contre le nucléaire. Nous attendions d’ EELV une opposition criante, une politique énergétique novatrice. Nous vivons dans le pays le + nucléarisé au monde, producteur en parti responsable de cette catastrophe irrémédiable qui touche tout l’hémisphère Nord. N’oublions jamais que lorsque l’on nous a imposé les centrales nucléaire leur durée de vie était de 15 ans. La sortie du nucléaire en quelque décennie d’ EELV alors que des solutions alternatives existent est trop lente et insupportable. Courage, vous n’avez pas besoin du ps qui vous souffle sûrement ces délais c’est le ps qui a besoin de vous. Restez libre c’est de cette courageuse liberté dont nous avons besoin Qu’en est il de ces cargos radioactifs et de leurs cargaisons de containers radioactifs ? Qu’elles mesures ont étés prises ? Que sont ils devenus? Où sont ils passés? Et les avions en provenance du Japon, sont ils radioactifs?

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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