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Principe pollueur-payeur remis en cause : on ne protège pas la biodiversité en avalant des couleuvres !

01 Mar 2016

Communiqués, Medias

Dans le cadre du projet de loi biodiversité, le gouvernement a déposé un amendement qui permettrait aux industriels de ne pas avoir à payer pour les préjudices écologiques qu’ils auraient causé, si tant est qu’ils disposaient d’une autorisation légale. Un recul environnemental historique alors même que c’est la Secrétaire d’État Barbara Pompili qui est censée porter ce projet de loi.

Réaction de Michèle RIVASI, eurodéputé écologiste : « Après avoir récupéré les idées rances de l’extrême droite sur la déchéance de nationalité, après avoir détricoté le droit du travail sous prétexte de créer de l’emploi, le gouvernement s’apprête à faire payer le contribuable pour les errements des apprentis-sorciers industriels. Une hérésie alors que la France n’a jamais eu autant de ministres ‘écologistes’ au gouvernement.

Je suis scandalisée qu’un tel amendement soit déposé par le gouvernement car cela signifie ni plus ni moins que toutes les autorisations légales données aux industriels les dédouaneront d’une quelconque responsabilité en cas de préjudice. Imaginez qu’on applique le même raisonnement au monde pharmaceutique: cela signifierait qu’une autorisation de mise sur le marché attribuée pour un médicament empêcherait les victimes d’effets secondaires d’obtenir des réparations auprès du laboratoire fautif. Et les effets secondaires de l’industrie, c’est bien la pollution !

À peine arrivée en fonction, Barbara Pompili doit avaler sa première couleuvre: un comble en tant que Secrétaire d’État en charge de la biodiversité ! Elle dit qu’elle s’y opposera, mais elle ne fera jamais le poids face à Bercy lors des arbitrages interministériels. Si cet amendement est voté, elle n’aura pas d’autre choix que de démissionner si elle veut garder un semblant de crédibilité. Ou alors elle pourra rejoindre le clan des ‘écolos zéros’, une espèce invasive dont la prolifération porte hautement préjudice à la cause écologiste ».

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2 Responses to “Principe pollueur-payeur remis en cause : on ne protège pas la biodiversité en avalant des couleuvres !”

  1. Olivier dit :

    Pour information.

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