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Substances radioactives dans l’eau: le Parlement exige la codécision sur un enjeu primordial de santé publique

Une large majorité du Parlement européen a adopté aujourd’hui un rapport sur la présence et le contrôle des substances radioactives dans l’eau, porté par l’eurodéputée écologiste (Les Verts/ALE) Michèle RIVASI.

Alors que la Commission européenne estime que le traité Euratom est la base juridique qui doit s’imposer pour traiter cet enjeu de santé publique, le Parlement européen lui a adressé un message cinglant: la santé publique doit être traitée dans le cadre du Traité de Lisbonne, et doit donc faire l’objet d’une codécision.

Pour Michèle RIVASI le Parlement européen a toute légitimité pour être associé à ces enjeux: « Les substances radioactives présentes dans l’eau potable, mais aussi les autres substances chimiques cancérigènes, sont des problématiques de santé publique et non seulement nucléaires. C’est pourquoi j’ai insisté pour que l’on change de base juridique: les activités pouvant entraîner une contamination radioactive et les niveaux admissibles de radioactivité doivent être contrôlées de manière démocratique. Il est donc indispensable que le Parlement européen soit directement associé à l’édiction des normes en la matière et que ses amendements soient enfin pris en compte dans les textes européens. La Commission des affaires juridiques a d’ailleurs rendu un avis allant dans ce sens, et si le Conseil de l’UE conteste aux eurodéputés ce droit, j’envisage clairement de porter ce dossier devant la Cour de Justice européenne ».

« J’ai par ailleurs convaincu les autres groupes politiques d’améliorer l’information du public, qui est rarement associé à ces enjeux tabous et dispose d’une information insuffisante sur les risques des activités nucléaires présentes dans leur voisinage. Nous avons aussi inclus des amendements pour l’application du principe pollueur-payeur, qui est une évidence qu’il est toujours bon de rappeler à une industrie dont la nuisance peut être catastrophique tant pour l’économie que la santé et l’environnement ».

« Enfin, nous avons revu et modifié les normes de radioactivité en tenant compte de la radioactivité naturelle et artificielle, et des populations impactées afin de mieux prendre en compte les populations critiques, à savoir les enfants. Ces nouvelles propositions permettent une meilleure évaluation des doses reçues par la population contrairement aux normes édictées par la Commission européenne ».

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