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Nanomatériaux et clonage dans l’alimentation: les eurodéputés réaffirment l’application du principe de précaution, la Commission doit revoir sa copie

La Commission environnement, santé et sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen a voté en faveur d’un amendement demandant l’interdiction des nanomatériaux dans l’alimentation qui modifie clairement l’esprit du projet de réglementation sur les Nouveaux Aliments proposé par la Commission européenne.

Michèle RIVASI et José BOVE, eurodéputés du groupe des Verts/ALE respectivement membres des commissions ENVI et AGRI (agriculture), saluent ce résultat:

« Visiblement Monsieur Barroso et son Commissaire n’avaient pas compris le message envoyé par le Parlement européen en 2011 lorsqu’il avait voté contre la proposition sur les nouveaux aliments. Les députés européens ont réaffirmé une position claire en votant un moratoire sur les nanomatériaux dans les produits alimentaires, proposé par le Groupe des Verts/ALE et la GUE, tant qu’il n’y aurait pas d’évaluation de leur impact sur la santé et l’environnement. En effet qu’aucun parent ne souhaite donner des bonbons, des chewing-gums ou des plats cuisinés pleins de nanomatériaux à leurs enfants.

Les études scientifiques sont de plus en plus nombreuses à montrer les risques de consommer des nanomatériaux qui sont capables, vue leur taille minuscule, de franchir la barrière des cellules ou des mitochondries.

Le principe de précaution réaffirmé lors du vote de la Commission ENVI doit être pleinement appliqué et ce n’est pas parce qu’il y des négociations avec les États-Unis pour mettre en place un accord de libre-échange (TAFTA) que nous devons commencer à accepter de baisser nos normes alimentaires.

Les eurodéputés demandent également à la Commission européenne de revoir sa copie concernant les aliments provenant d’animaux clonés. Les animaux clonés et leurs descendants doivent être soumis à un étiquetage strict d’ici à l’entrée en vigueur d’une législation spécifique à ces types de produits. Il serait irresponsable de faire comme si les risques n’existaient pas, notamment en matière de diversité génétique et de bien-être animal. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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