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Les députés européens demandent un étiquetage complet de l’origine de la viande

Les députés européens se sont massivement exprimés le 6 février contre le projet de la Commission européenne sur l’étiquetage de l’origine de la viande qu’ils estiment pas assez protecteur pour les consommateurs. Ils ont adopté une motion proposée par le groupe des Verts/ALE, demandant davantage d’efforts à la Commission européenne.

Michèle RIVASI, Vice-Présidente du Groupe des Verts/ALE, se félicite de cette avancée, et rappelle la nécessité d’apporter l’information la plus détaillée possible, pour tous les types de viande :

« Jusqu’à présent, seule la viande bovine bénéficiait d’un étiquetage indiquant la provenance de l’animal. Nous demandons à ce que tous les types de viandes (volailles, porc, mouton, chèvre) fassent l’objet d’une information plus détaillée, via l’étiquetage du lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal, ce que la Commission ne propose pas aujourd’hui.

Le scandale de la viande de cheval n’en finit plus de faire les grands titres et d’inquiéter les consommateurs, qui veulent savoir exactement ce qu’ils ont dans leur assiette. C’est pourquoi devons renforcer les règles d’étiquetage de la viande, avec des règles de traçabilité plus strictes. Un étiquetage complet et exhaustif permettrait non seulement de savoir combien de kilomètres l’animal a parcouru, mais aussi dans quelles conditions il a été abattu (s’il s’agit de pays qui respectent les normes relatives au bien-être des animaux).

Quant à l’argument de l’industrie, repris par la Commission selon lequel les prix vont s’envoler avec cet étiquetage plus complet, il ne tient pas : il n’y a qu’à voir ce qu’il s’est passé avec la viande bovine, cela fonctionne puisque les prix n’ont pas dramatiquement augmenté, donc pourquoi pas appliquer ces règles aux autres types de viande? Nous demandons donc à la Commission de revoir sa copie et de répondre aux attentes des consommateurs européens qui demandent plus de transparence ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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