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PROJETS RELATIFS À LA SANTÉ AUTOUR DE LA ZONE D’EXCLUSION DE TCHERNOBYL

08 Juil 2017

Commission ITRE

Résumé

Des résultats présentés l’équipe du Professeur Yuri Bandazhevsky

le 27 juin 2017 au Parlement européen

Le mardi 27 juin 2017 au Parlement européen, Michèle Rivasi a organisé la remise de résultats du programme « santé et environnement autour de la zone d’exclusion de Tchernobyl: le développement, la préparation et la coordination de projets liés à la santé ». L’objectif général du programme est de soutenir les mesures protégeant la santé des personnes touchées par les retombées radioactives de l’accident de Tchernobyl, afin d’améliorer leur qualité de vie. Ces projets ont débuté en 2013  et sont coordonnés par le professeur Yuri Bandazhevsky dans le district d’Ivankov, un territoire contaminé se trouvant dans la région de Kiev, à 30 km de la centrale de Tchernobyl.

Selon Michèle Rivasi, députée du Parlement européen : « ce programme européen est le fruit de collaborations uniques entre les forces du Parlement européen et de la Commission européenne. Cinq millions de personnes vivent sur 150 000 km2 de terres contaminées. Nous avons besoin de fonds européens qui ne se limitent pas seulement au béton, mais qui se concentrent également sur les populations, leur santé et leur environnement ».

Les résultats du programme « santé et environnement autour de la zone d’exclusion de Tchernobyl: le développement, la préparation et la coordination de projets liés à la santé » sont nombreux et réussis: la mise à jour d’une carte de la contamination radioactive du district d’Ivankov,  un laboratoire d’analyse radiométrique et spectrométrique à l’hôpital d’Ivankov, 3000 personnes ont été observées, un centre spécialisé pour la santé infantile et maternel, la création d’un centre d’information sur l’hygiène et la nutrition, une serre pour fournir des légumes sains aux populations cibles, un incinérateur pour décontaminer et créer de la chaleur, etc.

Un résumé de ces résultats est disponible : télécharger

 

 

La catastrophe de Tchernobyl ne relève pas du passé, elle commence à peine.  Plusieurs millions d’Ukrainiens résident dans des terres contaminées par la radioactivité. Jusqu’à 2013, il n’existait pas de soutiens fiables et de moyens poussés pour analyser et comprendre les effets sur la santé d’un accident nucléaire.

Ce projet n’existe que depuis trois ans et il a abouti à des résultats concrets. Un volet sur la situation sanitaire des enfants et un volet sur la prévention sont maintenant développés dans le district d’Ivankov. L’impact général du projet sur la qualité de vie des populations est positif. La mortalité infantile a chuté et la prévention sur l’alimentation a permis de faire baisser la concentration de radionucléides.

S’il est indéniable que le programme a atteint l’ensemble de ses objectifs, le programme a besoin d’un soutien continu. Le laboratoire scientifique est bien mis en place et dispose désormais de matériaux performants. Les services du laboratoire de l’hôpital d’Ivankov pourraient être développés dans d’autres districts. Une communauté internationale d’experts indépendants pourrait être crée afin d’avoir des experts de tout horizon pour prendre des mesures sur la radioactivité, mais aussi sur d’autres facteurs qui ont un impact sur la santé. Une cartographie telle que développée pour le district d’Ivankov pourraient être développée pour tous les districts avoisinant la zone d’exclusion. Le district d’Ivankov est un district qui a beaucoup souffert, mais ce qu’on analyse dans ce district se passent dans d’autres districts. Le projet soulève également des problèmes auxquelles il faut désormais répondre : comment assurer un accès à des aliments sains pour nourrir correctement les enfants ?

Ce projet est extrêmement important pour les personnes habitant dans les zones contaminées, mais également pour la communauté internationale. Pour Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts : « Il ne s’agit pas seulement d’un enjeu local, mais d’un enjeu qui nous concerne tous. L’existence d’un suivi de la santé des populations est primordiale et surtout que les résultats soient publiques. Les conséquences sanitaires du nucléaire montrent que les choix nucléaires, jamais sans conséquences, ne peuvent pas se décider en dehors de la sphère publique. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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