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Comment la gouvernance de l’Union de l’énergie peut-elle atteindre les objectifs climatiques de Paris?

20 Oct 2017

A la Une, Commission ITRE

CONFÉRENCE  » Comment la gouvernance de l’Union de l’énergie peut-elle atteindre les objectifs climatiques de Paris? »

Evénement organisé par Michèle Rivasi au Parlement européen le 18 octobre 2017.

Contexte:

Lors de la conférence de Paris sur le climat (COP21) en décembre 2015, 195 pays ont adopté le tout premier accord universel sur le climat juridiquement contraignant. L’accord prévoit de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C » (article 2)

L’Europe élabore actuellement des plans pour la mise en œuvre des objectifs de l’Accord de Paris. Pour avoir 66% de chances de limiter le réchauffement à 2 degrés, il nous reste un budget carbone restant d’environ 800 milliards de tonnes. Au rythme actuel des émissions (environ 40milliards de tonnes par an), nous dépenserons ce budget en une vingtaine d’années, ce qui signifie que, à moins de changements drastiques, nous allons «dépasser» ce budget d’ici une vingtaine d’années.

Cela signifie qu’il ne nous suffira pas de réduire les émissions à zéro d’ici 2050. Nous devrons commencer à générer des «émissions négatives» pour compenser le fait que nos émissions projetées nous amèneront à dépasser notre budget carbone.

Comment pouvons-nous réellement arriver à ces émissions négatives? Il y a diverses propositions qui circulent pour que de nouvelles technologies de géo-ingénierie absorbent le carbone hors de l’air. Mais il est presque impossible que tout cela soit disponible à grande échelle pour le peu de temps qui nous reste. Le moyen le plus réaliste et le plus rentable de fournir ces émissions négatives est la «technologie» que nous avons déjà – en améliorant la capacité de puits de carbone de nos forêts et de nos terres.

À l’heure actuelle, l’UE n’a pas prévu d’augmenter ses puits forestiers. À l’heure actuelle, la seule cible pour le secteur de l’utilisation des terres, du changement d’affectation des terres et de la foresterie (LULUCF) est l’objectif de 2030 pour l’UE dans le règlement UTCATF, qui est simplement fixé à un objectif «zéro net». Les puits forestiers de l’UE ne devraientt pas diminuer, mais il ne devraient pas non plus augmenter. Cela ne peut pas nous amener aux émissions négatives dont nous avons besoin.

Le règlement sur la gouvernance de l’Union de l’énergie offre une nouvelle occasion de surmonter ce problème, en mettant en place pour la première fois un système de fixation d’objectifs à long terme pour garantir que l’UE respecte ses engagements dans le cadre de l’accord de Paris. C’est l’occasion évidente de s’assurer que l’UE soit réaliste quant à ce qui reste de son budget carbone et sur les actions qu’elle pourrait entreprendre. Il s’agit également d’une occasion clé de consacrer un objectif à long terme indispensable pour améliorer le puits de carbone forestier de l’UE, afin de permettre le respect du budget carbone.

 

Programme:

  1. Introduction: Michele Rivasi10 minutes

 

  1. Expert presentations – 45 minutes
  • “The 2050 carbon budget & the need for negative emissions” by Dr. Kevin Anderson, University of Manchester : Télécharger
  • “How restoring forests can deliver negative emissions” by Julia Christian, Fern : Télécharger
  • “How the governance regulation can address the need to restore forests” by Dr Nils Meyer-Ohlendorf, Head of International & European Governance, Ecologic Institute: Télécharger

 

  1. Respondent interventions from MEPs – 20 minutes
  2. Discussion – 40 minutes
  3. Closing remarks by Michele Rivasi – 5 minutes

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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