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Forum Solutions Locales pour une Energie Durable – 1er Juin à Valence – Article du Dauphiné Libéré

 

 

 

 

 

 

 

 

Des exemples concrets pouvant conduire à une transition énergétique réussie, avec des retours d’expériences puisées dans les territoires de la Drôme et de l’Ardèche : c’était le programme d’hier, au parc des Expositions de Valence. A l’invitation de l’euro-députée Michèle Rivasi et d’Europe Écologie – Les Verts Rhône-Alpes et Drôme, un forum était en effet organisé dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. L’occasion pour plusieurs intervenants calés en la matière, de faire part de leurs propres initiatives, prouvant par là même, « qu’il y a des solutions sur le terrain », comme l’indiquait Michèle Rivasi à la mi-journée. Solutions pouvant même conduire à une réindustrialisation du pays « autour de cette transition énergétique » notait-elle encore.

La transition énergétique argument de réindustrialisation du pays

Plus “simplement”, et à la portée de tous, l’exemple des familles à énergie positive est révélateur. « 1500 familles de la Drôme ont réussi, sans investissement, mais en changeant seulement leurs habitudes, et sans toucher à leur confort, à baisser de 20 % leur consommation énergétique ». Un plus pour l’environnement, évidemment, mais aussi pour leurs comptes en banque, puisque cela représente environ 300 euros par an d’économie.

Cyril Kretzschmar, conseiller délégué aux nouveaux emplois pour la Région, soulignait l’importance de « créer de nouvelles richesses », et davantage encore d’emplois « verts ou verdissants » en Rhône-Alpes. Non sans proposer aux métiers existants de se renouveler, grâce à des formations adaptées. Comme par exemple dans le bâtiment. Rénovation, éco-construction, la transition énergétique peut devenir un véritable argument de revalorisation et séduire ainsi de jeunes gens à s’engager dans ce chemin expliquait la directrice adjointe de Néopolis.

L’après-midi s’est poursuivie avec deux tables rondes :”industrie nucléaire, quelle reconversion pour créer de l’emploi ?” et “Comment financer la transition énergétique”. Avant une conclusion qui mêlait bonnes et mauvaises nouvelles… le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour de la part de l’ancien ministre Yves Cochet (membre du conseil national du débat sur la transition énergétique).
Michèle RIVASI et Fessenheim

Après avoir évoqué la position de l’Europe en matière de transition énergétique, l’euro députée a encouragé l’auditoire à faire pression sur les députés PS afin d’obtenir la fermeture de la centrale de Fessenheim. « Même si F. Hollande s’est engagé à diminuer la part du nucléaire […] aujourd’hui il n’y a pas de volonté politique du PS de dire à Henri Proglio (directeur d’EDF) de fermer la centrale » estime-t-elle. « Or, si ce n’est pas EDF qui le décide, mais que cela provient d’une décision politique, alors il faudra 4 ans pour que ça aboutisse après dossier, enquête publique et décret […]» Sans oublier, « les 1000 personnes pour qui il va falloir trouver des alternatives à l’emploi »…
Yves Cochet et les transports

Pas très encourageant Yves Cochet… En 2028 a-t-il dit, « les pics mondiaux des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) seront dépassés ». Quant au déclin des productions, il devrait démarrer entre 2015 et 2025. Aussi les mesures à prendre pour cette fameuse transition énergétique obligatoire sont nombreuses et les scénarii envisagés dans le cadre du débat national pour le moins “variés”… mais pas toujours crédibles selon lui. Et interpellant le Premier ministre qui était la veille à Valence, « une des mesures en matière de transports, efficace en matière d’économie d’énergie, de gaz à effet de serres et de sécurité, serait de baisser la vitesse autorisée à 110 km/h sur autoroute et 70 km/h sur route… Et ça, Jean-Marc Ayrault peut le décider, par décret, en 24 heures ! »

Mireille ROSSI – Dauphiné libéré Valence

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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