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Russie – Greenpeace: l’Europe doit se mobiliser pour libérer les ‘Arctic 30’

24 Oct 2013

Communiqués, Medias

Le Parlement européen a débattu de l’affaire des 28 militants de Greenpeace et des deux journalistes indépendants arrêtés en Russie, mercredi après-midi à Strasbourg en présence de la Commission et du Conseil. Les autorités russes ont saisi leur navire le 19 septembre, suite aux manifestations des militants contre une plateforme pétrolière de Gazprom menant des activités de forage en mer de Barents dans l’Arctique.

Même si les charges de piraterie ont finalement été levées, les militants risquent toujours jusqu’à 7 ans de prison, une peine inconcevable. Réaction des eurodéputés EELV Michèle Rivasi (ex-directrice de Greenpeace) et Yannick Jadot (ex-directeur des campagnes de Greenpeace).

« L’ensemble des eurodéputés, tous groupes politiques confondus, ont dénoncé les charges excessives portées à l’encontre des militants de Greenpeace, mais aussi leurs conditions de détention. Ils ont par ailleurs tous demandé la libération des détenus grâce à une véritable mobilisation de la diplomatie européenne, de la Commission au Conseil de l’UE en passant par le Service Européen d’Action Extérieur. Nous nous en réjouissons, cela démontre qu’il y a bien un problème dans la réaction disproportionnée du Kremlin, qui cherche à faire un exemple pour dissuader toute contestation de l’appropriation des ressources de l’Arctique par la Russie ».

« L’action de ces militants est salutaire, elle nous rappelle que l’on doit cesser la course aux hydrocarbures, et que les quelques années de consommation mondiale de pétrole ou de gaz que peut déceler l’Arctique ne valent pas la peine de risquer un désastre écologique dans une zone fragile, ni de raccourcir la mèche de la bombe climatique qui nous menace ».

« Leur condamnation n’est pas un acte judiciaire, mais bien une décision politique à l’encontre des droits humains, de la liberté de manifestation et d’expression. Comment peut-on tolérer que des lanceurs d’alerte pacifistes soient traités de la sorte? Les institutions européennes et les États membres ne doivent pas rester silencieux, ou d’autres subiront le même sort, pour d’autres raisons. Vladimir Poutine cherche à connaître la marge de manœuvre dont il dispose pour faire main-basse sur l’Arctique, il nous teste. Nous devons répondre fermement que le chantage énergétique ne nous arrêtera pas et que Gazprom ne fait pas la loi en Europe ».

« Plus généralement, nous devons entamer une concertation internationale pour sanctuariser l’Arctique, afin que l’un des rares espaces vierges restant sur notre planète reste à l’abri des appétits insouciants des multinationales de l’énergie. »

« Parmi les 28 militants de Greenpeace, issus de 18 pays, il y a un Français: Francesco Pisanu. Nous pensons à lui autant qu’aux autres et leur exprimons toute notre solidarité. Surtout, nous tenons à saluer le courage qui les anime: merci ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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