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Normes d’émissions polluantes – Scandale Volkswagen: l’Europe doit recadrer l’industrie automobile

22 Sep 2015

Communiqués, Medias

Le projet législatif révisant le règlement Euro 5/6 destiné à réduire les émissions polluantes des véhicules légers sera voté demain en Commission de l’environnement. Un vote qui intervient alors que l’agence américaine de protection de l’environnement vient d’épingler Volkswagen pour falsification des valeurs relatives aux émissions polluantes de ses véhicules. Les Verts-ALE ont déposé un amendement permettant de mettre fin aux abus du secteur automobile en encadrant plus efficacement les tests visant à mesurer les émissions polluantes:

Pour Michèle RIVASI, Vice-Présidente Verts-ALE, membre de la Commission environnement:

« Quand l’industrie automobile s’est engagée dans l’impasse technologique du diesel, elle n’a eu d’autre choix que de rentrer dans la logique du mensonge, aboutissant à la falsification des résultats des tests d’émission des polluants. En 2013 déjà un rapport de l’ONG européenne Transport et Environnement tirait la sonnette d’alarme en détaillant les systèmes de fraudes mis à l’œuvre pour atténuer les émissions de CO2 lors des tests en laboratoire. Des tests complémentaires à ceux effectués en laboratoire avaient par ailleurs démontré en 2015 que les émissions de dioxyde d’azote (NO2) étaient 10 fois supérieures en conditions réelles.

Il aura donc fallu la révélation d’une fraude massive aux États-Unis pour que le contournement avéré et reconnu de la règlementation européenne relative aux émissions polluantes dans le secteur automobile attire enfin l’attention. La falsification opérée par Volkswagen est une pratique qui ne doit pas rester sans réponse politique : les gouvernements européens doivent cesser de protéger l’industrie automobile en affaiblissant le projet de règlement actuellement sur la table.

Grâce à l’actualité, notre amendement visant à remédier aux failles actuelles des tests d’émissions polluantes devrait récolter un large soutien au sein de la Commission de l’environnement. La pollution atmosphérique est un véritable fléau de santé publique en Europe et il appartient aux gouvernements d’assurer la protection de nos concitoyens en garantissant un réel encadrement du secteur automobile. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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