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Neuf ans de plus avec le glyphosate: le dangereux jeu de la Commission et des États membres

10 Mai 2016

Communiqués, Medias

Dans un avant-projet d’exécution, la Commission européenne et les États membres proposent de réautoriser le glyphosate en Europe pour 9 ans. Au mépris le plus total du vote du Parlement européen du 13 avril qui s’est prononcé pour de nombreuses restrictions contre cette substance active de l’herbicide Roundup le plus vendu au monde.

Réaction de Michèle Rivasi, députée écologiste européenne:

« Nous ne pouvons que condamner l’avant-projet de la Commission européenne et des États membres. Le glyphosate est une substance « probablement cancérogène » selon l’Organisation mondiale de la santé et nous restons fermement opposés au renouvellement de son autorisation.

La Commission fait semblant d’écouter le Parlement et de lui donner des gages. C’est un subterfuge car rien de concret n’est proposé concernant l’interdiction du glyphosate pour l’utilisation des particuliers ou près des parcs publics alors que le Parlement européen avait demandé à la Commission d’être ambitieuse sur ces sujets.

De plus, la Commission et les États membres demandent aux entreprises qui vendent des produits à base de glyphosate d’apporter les données qui prouvent que cette substance n’est pas un perturbateur endocrinien. Quelle excellente idée! La Commission et les États membres sont prêts à ré-approuver cette substance sans savoir si elle est un perturbateur endocrinien et en faisant confiance aux industriels pour leur apporter des éléments objectifs, mais seulement après la décision de renouvellement.

La Commission et les États membres continuent donc à se moquer du monde et prendront leur décision définitive sur la base de ce projet le 18 mai prochain. Des experts inconnus barricadés derrière des portes closes décideront alors du futur de la substance active de l’herbicide le plus vendu au monde le Roundup, bien loin des principes de démocratie et de protection de la santé publique, bien loin de l’avis de l’Organisation mondiale de la santé et du million de citoyens européens qui a signé contre la réautorisation de cette substance. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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