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En finir avec le perchloroéthylène et autres produits qui empoisonnent notre quotidien!

20 Avr 2012

Communiqués, Medias

Le perchloroéthylène, ce solvant toxique utilisé pour le nettoyage à sec, va progressivement disparaître des pressings de France, a annoncé le 19 avril le Réseau Environnement Santé (RES) après une rencontre avec le Directeur Général de la Santé. Pour Michèle RIVASI, porte parole d’Eva JOLY, il était grand temps d’avancer sur ce dossier, avant qu’un nouveau scandale sanitaire éclate.

« Le perchlo a été classé cancérogène probable chez l’homme (1). Il y a un risque de toxicité pour le système nerveux central (SNC), les reins, le foie, le système immunitaire et hématologique et le système de reproduction. Plus de 15.000 personnes sont exposées professionnellement à ce produit chaque année. De plus, les habitants qui demeurent à proximité sont exposés à ces vapeurs capables de traverser 3 épaisseurs de béton ! Le Danemark a pris la décision d’interdire l’utilisation de cette substance il y a près de 9 ans, et les Etats-Unis il y a 6 ans. Pourquoi faut-il toujours que la France soit à la traîne sur des sujets de santé publique aussi importants?« , s’interroge l’eurodéputée verte.

Un texte devrait être pris mi-mai, pour interdire le solvant dans les nouvelles installations, et imposer la fermeture immédiate des installations trop dangereuses, qui l’utilisent à une concentration supérieure à 1250 microgrammes par mètre cube. Mais il faudra attendre 2022 pour l’arrêt des installations NF (certification AFNOR).

« Les produits chimiques et toxiques qui nous entourent nous empoisonnent à petit feu. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que l’espérance de vie en bonne santé baisse en France (2), en raison de l’épidémie de maladies chroniques (cancers, diabètes, maladies cardiovasculaires…). Les crises sanitaires que nous vivons ne sont pas le fruit d’un malheureux hasard, mais la conséquence d’un système que nous devons entièrement revoir« , estime Michèle Rivasi, qui rappelle que « seule la candidate écologiste Eva Joly apporte des réponses concrètes en faisant le lien entre santé et environnement« .

(1) par l’IARC, l’International Agency for Research on Cancer (cancérogène probable du groupe 2A)
(2) Selon une étude de l’Institut national des études démographiques (Ined) du 19 avril 2012.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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