A A

Ebola : isoler le virus, pas les populations touchées !

06 Nov 2014

Communiqués, Medias

La commission de l’environnement, la santé et la sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen a reçu aujourd’hui la directrice régionale pour l’Europe de l’OMS, Madame Zsuzsanna Jakab, lors d’un débat sur Ebola. Celle-ci s’est félicitée de l’action de l’OMS sur la crise liée au virus qui sévit actuellement en Guinée, au Sierra Leone et au Liberia. Elle a insisté sur le fait que le risque de propagation du virus en Europe était faible et a indiqué que deux essais cliniques de vaccins devraient démarrer début 2015 en procédure accélérée.

Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée écologiste membre de la commission ENVI et Vice-présidence de l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE : « Je tiens à rendre hommage au travail de MSF qui, grâce à son engagement sur le terrain, a alerté la communauté internationale pendant des mois sur la gravité de la situation en Afrique de l’Ouest. C’est seulement le 8 août, 6 mois après le début des alertes répétées des humanitaires, que l’OMS a réagi en déclarant qu’il s’agit d’une crise internationale : c’était beaucoup trop tard ! L’inaction de l’OMS a mené à l’aggravation de l’épidémie passée hors de contrôle, dans des pays aux infrastructures sanitaires déplorables et aux économies aujourd’hui dévastées comme en période de guerre.

Alors que la Commission européenne vient de débloquer plus de 24 millions d’euros pour la recherche médicale, dont plus de 15 millions pour le développement d’un vaccin par le laboratoire GSK, le virus continue de se propager sans attendre l’arrivée des vaccins. L’accélération des procédures d’autorisation d’essais cliniques risque de conduire à de graves dérives éthiques : même en situation d’urgence, il est nécessaire de s’assurer du consentement éclairé des patients en amont et de la publication des données cliniques à l’issue des essais.

L’eurodéputée d’ajouter : « La fin de la saison des pluies va favoriser un accroissement des mouvements de populations ce qui constitue un risque important de reprise des transmissions du virus, qu’il faut endiguer au plus vite. La priorité des priorités reste donc celle des ressources humaines, que ce soit en matière de logistique (construction d’hôpitaux pour combler le déficit existant, gestion des combinaisons contaminées, enterrement dignes et sûrs) ou de formation des personnels de santé sur place. La Commission européenne a promis 180 millions d’euros d’aides, celles-ci doivent être effectives au plus tôt. Rappelons que plus cette crise dure, plus la mortalité indirecte augmente car pendant ce temps on ne traite pas les autres maladies type malaria et plus la gestion de l’après Ebola sera coûteuse. »

Articles similaires :

Tags: , , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives