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Distribution gratuite d’iode à 10 kilomètres des centrales nucléaires : le principe de prévention exige mieux

12 Jan 2016

Communiqués, Medias

Une nouvelle campagne de distribution d’iode a lieu en 2016 afin de remplacer les comprimés en circulation depuis 2009 qui arrivent à péremption. Les campagnes de distribution des comprimés d’iode visent à fournir aux populations riveraines des centrales nucléaires des comprimés d’iode stable permettant de protéger leur thyroïde en cas de rejet accidentel d’iode radioactif. Les zones de distribution gratuite sont celles ciblées par le Plan Particulier d’Intervention (PPI), une zone située dans un rayon de 10 kilomètres autour de chaque centrale nucléaire.

Réaction de Michèle RIVASI, députée européenne écologiste spécialiste des questions nucléaires : « Cette nouvelle campagne de distribution est nécessaire pour renouveler les stocks d’iode et fournir ces comprimés aux riverains des centrales gratuitement et préventivement. Mais les dispositions prises sont lacunaires et ne respectent pas le principe de prévention comme en atteste la situation dans d’autres pays européens ».

« En Suisse par exemple, les comprimés d’iode étaient remis préventivement dans un rayon de 20 km autour d’une centrale nucléaire avant la catastrophe de Fukushima. Après cet accident nucléaire, le périmètre a été étendu à un rayon de 50 kilomètres (1). En Belgique, le Conseil Supérieur de la Santé considère que pour assurer une meilleure protection de la population belge (et particulièrement des enfants) les pharmacies doivent pouvoir fournir des pastilles d’iode non-radioactif dans un périmètre de 100 km autour de chaque centrale (2). Et selon l’association des autorités de sûreté nucléaire des pays d’Europe de l’Ouest (WENRA), le périmètre de distribution préventive devrait être de 20 kilomètres ! (3) ».

Et l’eurodéputée de conclure : « Au regard de ces comparaisons et au nom d’une application optimale du principe de prévention, j’appelle les autorités sanitaires à prendre les meilleures dispositions possibles pour les riverains, afin de protéger notamment les personnes les plus vulnérables (les enfants). On sait bien qu’un accident nucléaire ne provoque pas un rejet radioactif de façon concentrique autour de la centrale : il faut s’inspirer des modélisations climatiques et du sens des vents pour rendre la prévention optimale. Dans l’idéal, la zone de distribution devrait s’étendre à 100 kilomètres autour des centrales nucléaires ».

(1) http://www.bag.admin.ch/themen/strahlung/12267/15125/index.html?lang=fr
(2) http://www.rtbf.be/info/regions/detail_pastilles-d-iode-a-prendre-dans-un-perimetre-de-100-kilometres-autour-de-chaque-centrale?id=8929033
(3) http://www.wenra.org/archives/new-european-approach-cross-border-emergency-prepa/

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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