A A

AFP: Eva Joly à Marseille contre la prospection d’hydrocarbures en Méditerranée

13 Fév 2012

Medias, Revue de presse

La candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly, en visite lundi à Marseille, a appelé le gouvernement à ne pas renouveler le permis de recherche d’hydrocarbures en Méditerranée, pointant les risques pour l’environnement d’un forage pétrolier.

« Je suis venue dire que renouveler ce permis, c’est folie furieuse », a déclaré Mme Joly lors d’une conférence de presse dans un restaurant sur la Corniche, lançant « No pasaran ».

« L’idée de faire du forage dans une mer fermée, entre 1.200 et 2.000 mètres, est pure folie », a-t-elle ajouté.

« Les conséquences d’une fuite seraient irréparables sur la faune et la flore, il y a eu déjà par l’effet des ondes acoustiques de nombreux cétacés échoués de façon anormale l’année dernière », a assuré Mme Joly.

« Nous devons développer les énergies renouvelables, et non pas nous acharner à trouver les dernières gouttes d’énergie fossile », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement doit se prononcer d’ici mi-avril sur le renouvellement d’un permis de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux, au large des Bouches-du-Rhône et du Var.

Accordé en 2002 à la société TGS-Nopec, ce permis était passé quatre ans plus tard dans les mains de la société Melrose Mediterranean Limited, pour une période expirant en novembre 2010.

« L’absurdité, c’est que le permis est encore valable parce que l’administration a 18 mois pour statuer », a souligné Mme Joly, pour qui la philosophie du code minier est « décalée » et ne correspond pas « au 21e siècle où les ressources sont rares ».

Selon l’ancienne juge, le permis a été cédé en grande partie à la société Noble Energie France, « dont nous ne connaissons pas les actionnaires ».

Eva Joly espère « la mobilisation des Marseillais » sur le sujet à l’occasion d’une grande manifestation au Fort de Brégançon, résidence officielle du président de la République située à Bormes-les-Mimosas (Var), le 8 avril, intitulée « le Trafalgar des pétroliers ».

Selon une réponse du ministère de l’Ecologie publiée le 17 janvier au Journal officiel, « le dossier est en cours d’instruction ».

Articles similaires :

Tags: , , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives