A A

L’instrument relatif à la coopération en matière de sûreté nucléaire ne doit pas servir à prolonger la durée de vie de centrales dangereuses

La commission de l’énergie du PE vient d’adopter un rapport d’opinion sur « L’instrument relatif à la coopération en matière de sûreté nucléaire », qui est censé aider les pays tiers dans le domaine de la sûreté nucléaire. Les Verts regrettent l’issue de ce vote qui n’apporte pas la garantie d’un fonds de soutien dans les cas les plus urgents – comme par exemple celui de Fukushima – mais qui, bien au contraire, apporte son soutien aux installations nucléaires en dehors de l’UE.

Réagissant à l’issue du vote, Michèle RIVASI vice présidente du Groupe des Verts-ALE a estimé que: « Cet instrument a été initialement conçu pour améliorer la sûreté nucléaire dans les pays tiers, tout comme les soutiens apportés suite à la catastrophe de Tchernobyl. Mais cet instrument de coopération a finalement vu sa fonction principale dénaturée et s’est ainsi transformé en subside à l’industrie nucléaire. Pour les Verts, ces fonds devraient être exclusivement utilisés pour renforcer la sûreté nucléaire et ce de façon prioritaire dans des cas comme le désastre de Fukushima ».

« Ces fonds ne devraient en aucun servir à rallonger la durée d’exploitation de centrales nucléaires dangereuses et vieillissantes dans les pays tiers. Les députés de la commission énergie du PE n’ont pas soutenu les propositions des Verts et du coup, cet instrument aura un effet inverse: il augmentera les risques plus qu’il n’améliorera la sûreté ».

« Autre point hautement problématique: les députés de cette commission n’ont pas apporté leur soutien à la proposition des Verts qui consistait à attribuer la moitié des fonds alloués aux réparations et à la stabilisation du site de Fukushima, pourtant dans un état critique et à la merci de n’importe quelle nouvelle secousse sismique. Faire face aux risques persistants de la catastrophe de Fukushima doit clairement être la priorité de l’Union européenne en matière de sûreté nucléaire. »

Articles similaires :

Tags: , , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives