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Lettre au Commissaire européen à la santé sur les critères de définition des perturbateurs endocriniens

Brussels, 20 January 2015

Dear Commissioner Andriukaitis,

We are writing to you with regard to your responsibilities to establish horizontal, science-based criteria for endocrine disrupters.

Endocrine disrupting chemicals cause adverse health effects in an intact organism. This is particularly relevant during pregnancy, where it can affect developmental processes of the foetus in an irreversible manner. Cancer, infertility, diabetes, obesity and behavioural disorders have all been linked to exposure to endocrine disrupters. You can find an overview over the relevant science in the joint WHO-UNEP report « State of the science of endocrine disrupting chemicals – 2012 » and in the « State of the Art Assessment of endocrine disrupters » commissioned by the European Commission .

Every year, exposure to endocrine disruptors has been estimated to cost up to thirty-one billion euros in the EU .

Back in 2009, the European Parliament and the Council adopted the Regulation (EC) No 2009/1107 on plant protection products. It included so called cut-off criteria for endocrine disrupters: active substances in pesticides should no longer be authorized if they were endocrine disrupters, unless there was a serious danger which cannot be contained by other available means, including non-chemical methods. Importantly, the Commission itself had proposed to include endocrine disrupters under the cut-off criteria (COM(2006) 388 final), but with a very vague definition of what should be seen as an endocrine disrupter.

Discussions about endocrine disrupters take place since at least two decades. The Community strategy on endocrine disrupters is from 1999, but no real action has resulted from it. One of the main reasons for that was that there was no clarity about the definition of an endocrine disrupter. For these reasons, the European Parliament insisted to end this uncertainty, resulting in two important modifications of the new law on plant protection products: firstly, concrete interim criteria for endocrine disrupters were adopted, and secondly, the legislator gave a mandate to the Commission to come up with permanent criteria by the end of 2013. In the context of the subsequent Regulation (EU) No 528/2012 on biocidal products, the European Parliament insisted on adopting the same provisions.

Due to the decision by the Secretary-General of the Commission in July 2013 to launch an impact assessment to identify the criteria, the Commission has failed to adopt the criteria by the end of 2013. This failure is subject to court proceedings, brought against the Commission by Sweden, with Council and the European Parliament joining the case in support of Sweden.

Without prejudice to our fundamental opposition to the launch an impact assessment on what is and should be a scientific matter, we would like to voice our strong concerns with regard to subsequent decisions taken by the Commission in the context of the impact assessment. The Seventh Environment Action Programme makes it clear that this issue is of horizontal nature: « the Union will further develop and implement approaches to address combination effects of chemicals and safety concerns related to endocrine disruptors in all relevant Union legislation. In particular, the Union will develop harmonised hazard-based criteria for the identification of endocrine disruptors ».

This line was followed in the roadmap adopted by the Commission in June 2014, which states that « these criteria should be developed with the aim of enabling their « horizontal » application in the wider legislation covering the regulation of ED in different regulatory settings. »

However, the current public consultation on possible criteria for endocrine disrupters is completely out of step with the roadmap.

It does not look at endocrine disrupters horizontally, but only at pesticides and biocides. Moreover, it makes the decision about what should be the appropriate definition for endocrine disrupters depend on the socio-economic impact on the industry and the substitutability of these substances when used as pesticides and biocides. However, such economic considerations are totally irrelevant when it comes to the question of what is an endocrine disrupter. Clearly, they are neither hazard-based, nor scientific in the strict sense of the term.

Finally, the public consultation also fails to respect the explicit commitment in the roadmap to consult on the benefits of the different options to identify endocrine disrupters.

In conclusion, and without prejudice to our fundamental opposition to the launch of an impact assessment, we urge you to stick to the Seventh Environment Action Programme and the Commission’s own roadmap and ensure that you work towards horizontal, science-based criteria fit for the various laws that address endocrine disrupters, including e.g. REACH and cosmetics legislation, instead of developing criteria based on a sectorial view (pesticides and biocides) based on economic impact alone, without even considering the benefits of different options for the criteria.

Yours sincerely,

Michèle RIVASI MEP (Greens/EFA)
Christel SCHALDEMOSE MEP (S&D)
Sirpa PIETIKÄINEN MEP (EPP)
Dario TAMBURRANO MEP (EFDD)
Gerben-Jan GERBRANDY MEP (ALDE)
Margrete AUKEN MEP (Greens/EFA)
Pavel POC MEP (S&D)
Nessa CHILDERS MEP (S&D)
Jytte GUTELAND MEP (S&D)
Frédérique RIES MEP (ALDE)
Younous OMARJEE MEP (GUE)

http://www.who.int/ceh/publications/endocrine/en/

http://ec.europa.eu/environment/chemicals/endocrine/pdf/sota_edc_final_report.pdf

http://www.env-health.org/IMG/pdf/18062014_final_health_costs_in_the_european_union_how_much_is_realted_to_edcs.pdf

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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