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Bien-être des animaux durant le transport : Le Parlement européen ne va pas assez loin

12 Déc 2012

Au Parlement, Communiqués

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui 12 décembre un rapport qui renforce les règles européennes sur le transport des animaux. Les Verts saluent ce vote, mais regrettent que les députés n’aient pas été plus loin en fixant à 8 heures la durée maximale pour le transport des animaux destinés à l’abattage.

Michèle RIVASI, députée européenne Vice présidente du groupe des Verts/ALE, rappelle que le chemin qui conduit les animaux à l’abattoir peut durer parfois des semaines, et représente une épreuve de stress et de souffrances. « Les conditions de transport sont telles -promiscuité, distances parcourues, durée- qu’elles favorisent le développement d’épidémies, de blessures, de privations et entrainent la mort bien avant l’arrivée à destination. Il est primordial d’apporter davantage de bien-être aux animaux que nous allons consommer, c’est une question de bon sens. C’est pourquoi ces derniers devraient être abattus sur leur lieu d’élevage, ou aussi près que possible ».

Les Verts estiment que la législation européenne doit encore être améliorée, afin d’assurer des transports moins bondés et une meilleure protection pour les animaux blessés.

« Limiter le temps de transport à 8 heures dans l’UE serait un grand pas en avant, quitte à mettre en place des dérogations pour les régions isolées de l’Union. Plus d’un million de citoyens européens ont récemment signé une pétition appelant à cette limitation à 8 heures, il y a également eu une déclaration écrite (1) sur ce thème, signée par la majorité des députés européens. Nous regrettons donc que peu de députés aient tenu leur engagement et soutenu cet appel ! », conclut Michèle Rivasi.

(1) http://www.europarl.europa.eu/oeil/popups/summary.do?id=1198014&l=fr&t=E

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3 Responses to “Bien-être des animaux durant le transport : Le Parlement européen ne va pas assez loin”

  1. Even de Luce dit :

    « Si l’homme civilisé devait tuer lui-même les animaux qu’il mange, le nombre des végétariens augmenterait de façon astronomique »
    (C. Morgensen)

  2. Heureusement qu’on peut se passer de viande alors!

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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