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Démission de toutes mes fonctions au sein de Nuclear Transparency Watch

Lundi 3 octobre, j’ai annoncé au Conseil d’Administration de NTW ma démission de toutes mes fonctions au sein de l’organisation, à savoir la Présidence et ma place au Conseil d’Administration.

Ces 3 dernières années, j’ai fait tout ce que je pouvais pour développer et renforcer NTW, et j’ai donné de ma personne et ma réputation pour y parvenir. Bien mal m’en a pris.

Mon engagement personnel au sein de NTW m’a valu des critiques en externe, que j’ai dû affronter de manière récurrente. Pour certains, je m’associais à des personnes peu recommandables et je favorisais, in fine, les intérêts de l’industrie nucléaire. Ce n’était pas le cas et certaines critiques très violentes me paraissaient profondément injustes.

Ça a été mon choix de contribuer à la mise en valeur de NTW, car je croyais que la sûreté nucléaire et la transparence dans un domaine aussi opaque avaient plus à gagner qu’à perdre avec une telle organisation. En effet, j’avais été séduite par la promesse originelle de NTW : démontrer que la transparence n’est pas qu’une lubie d’anti-nucléaire et que le pluralisme des idées et des intervenants au niveau européen pouvait nous ouvrir de nouvelles portes afin d’avoir accès à des informations essentielles en matière de sûreté nucléaire. Ainsi NTW était amené à devenir un véritable espace de dialogue européen avec les régulateurs et les opérateurs, chose qu’une organisation anti-nucléaire « classique » ne serait pas forcément parvenue à mettre en place.

Mais aujourd’hui malheureusement, la coupe est pleine. Je ne peux pas continuer à exercer des fonctions au sein de NTW alors que les attaques à mon égard viennent de l’interne. Après avoir essuyé plusieurs refus de la part de certains membres sur des questions de positionnement stratégiques (dont un véto sur la question du risque terroriste, pourtant bien réel), il était devenu difficile pour moi d’assumer pleinement mes fonctions.

Pour ne pas continuer à cautionner des projets qui ne correspondaient plus à mes attentes, j’ai décidé de mettre fin à ma participation aux activités de NTW.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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