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Grippe H1N1: Le Parlement européen demande plus de cohérence, d’efficacité, d’autonomie et de flexibilité

Le Parlement européen vient d’adopter à une très large majorité le rapport de Mme Michèle RIVASI (Verts/ALE) sur l’évaluation de la gestion en 2009-2010 de la grippe H1N1 en Europe.

S’exprimant à l’issue du Vote, Mme RIVASI a estimé que :

« Il y a deux ans, la grippe H1N1 a affolé l’Europe et la gestion de cette crise a entraîné des réponses coûteuses et disproportionnées de la part des Etats Membres de l’Union Européenne. Aujourd’hui, ce vote des eurodéputés vient restaurer la confiance des citoyens européens dans leurs institutions sanitaires. »

« Mon rapport a été conçu dans un esprit constructif. Ses propositions, nombreuses et élaborées en concertation avec les autres groupes politiques, s’articulent autour de trois axes : plus de coopération, plus d’indépendance et plus de transparence. Ces trois piliers sont essentiels si l’on veut une réelle crédibilité en terme de santé publique. »

« Les futurs plans de prévention de pandémie grippale, par exemple, doivent  être revus et rendus suffisamment autonomes et flexibles, afin de s’adapter en temps réel aux dernières données disponibles. Une telle souplesse aurait permis d’éviter aux caisses publiques beaucoup de dépenses superflues. »

L’achat groupé de vaccins par les Etats Membres est une autre option envisageable, mais à la condition que les fabricants restent responsables de la qualité, de la sécurité et l’efficacité de leur produits », poursuit l’eurodéputée française. « Pas question que les Etats deviennent responsables des effets secondaires de vaccins pourtant présentés comme sûrs ! »

 Parmi les propositions du rapport figure notamment une transparence complète lors de l’évaluation des médicaments utilisés pour les urgences sanitaires. Cela suppose un accès complet aux études cliniques disponibles. Ainsi que la publication de toutes les déclarations d’intérêts des experts impliqués dans l’évaluation.

La procédure accélérée d’autorisation exceptionnellement appliquée lors de la crise sanitaire H1N1 a souligné également le problème des données scientifiques disponibles. « Il nous faut des études sur les vaccins et les traitements antiviraux menées en toute indépendance des compagnies pharmaceutiques. C’est l’un des principaux constats de mon rapport. J’espère que la Commission entendra ce message du Parlement européen » conclut Mme RIVASI.

Vous pouvez aussi visionner mon intervention en séance plénière, qui présente les grandes lignes de mon rapport d’initiative:


Grippe A : plus d'efficacité et de transparence
envoyé par EurodeputesEE. – L'actualité du moment en vidéo.

 

Crédit photo : Terre Future

Pour consulter le dossier sur le rapport H1N1 sur le site du Parlement européen cliquez ici

Pour consulter au rapport complet de Michèle Rivasi cliquez ici

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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