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Expérimentation animale: les animaux restent les cobayes de la science

Les députés du Groupe des Verts/ALE ont critiqué les nouvelles règles visant à limiter les tests sur les animaux, ils considèrent qu’elles ne vont pas assez loin dans la protection des animaux et que ces derniers restent les cobayes de la science. Le texte mis au vote ce mercredi 8 septembre est censé obtenir des autorités nationales compétentes qu’elles évaluent l’impact sur le bien-être animal de chaque expérience réalisée, en vue de promouvoir des méthodes de substitution et de réduire les niveaux de souffrance infligés aux animaux.  

Réagissant au vote d’aujourd’hui, Mme Isabelle DURANT, (Verts/ALE), vice présidente du Parlement européen a estimé que:   « Il faut cesser d’opposer recherche scientifique et santé humaine d’un côté et bien être animal de l’autre. La combinaison des deux est possible si l’on est plus strict sur le recours obligatoire aux méthodes alternatives. Il est tout à fait possible de réduire le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques, sans faire obstacle pour autant à la recherche. Le Groupe des Verts/ALE  a demandé le renvoie, sans succès, du rapport en commission parlementaire afin d’obtenir plus de garanties pour le bien être des animaux. Par ce vote, le Parlement européen est passé à côté de la possibilité de promouvoir des pratiques plus éthiques dans ce domaine ».   

 Pour sa part, Michèle RIVASI, (Verts/ALE) membre de la commission de l’environnement a rappelé que :   « Chaque année, 12 millions sont utilisés à des fins de recherches scientifiques dans l’UE. Avec une nouvelle législation vraiment ambitieuse, l’on devait obtenir des règles sur l’utilisation des primates dans les expériences scientifiques, notamment en classant les tests en fonction leur gravité et en précisant les inspections nécessaires en vue d’assurer le respect de la législation. Mais de nombreux eurodéputés, notamment les Verts/ALE, pensent que cette législation ne va pas assez loin, et qu’elle pourrait même affaiblir la législation actuelle en ce qui concerne les méthodes alternatives en vue de soulager la peine infligée aux animaux. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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