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Néonicotinoïdes: l’Europe doit suivre l’exemple de la France

18 Mar 2016

Communiqués, Medias

L’Assemblée nationale a voté jeudi soir (à deux voix près) l’interdiction, sans dérogation, des insecticides néonicotinoïdes, neurotoxiques pour les abeilles. Cette interdiction n’entrera en vigueur qu’à partir de septembre 2018.

Réaction de Michèle Rivasi, députée écologiste européenne:

« Je me réjouis du vote des députés à l’Assemblée nationale malgré la pression du Ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll qui avait écrit aux députés pour leur demander de ne pas interdire les néonicotinoïdes

Même si cette interdiction totale ne prendra effet qu’en septembre 2018, c’est une bonne nouvelle pour le respect de la biodiversité, de notre environnement et de notre santé. Le combat contre ces insecticides dangereux doit maintenant s’européaniser.

Le 16 janvier 2013, l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) avait rendu un avis scientifique qui avait mené à la restriction de l’utilisation de trois pesticides néonicotinoïdes (chlothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame). En vertu du règlement n°485/2013 de la Commission européenne, cette restriction a pris effet à partir du 1er décembre 2013 pour une période minimum de deux ans.

Cependant, il n’y a pas eu d’interdiction catégorique de ces trois substances au niveau européen. Car si elles ont été prohibées dans les cultures qui attirent les abeilles dans certaines céréales il est toujours possible de les utiliser dans les cultures sous serre, pour les céréales d’hiver ou après les périodes de floraison, comme l’indique le considérant 11 du règlement en question. (page 2)

L’EFSA est actuellement en train de revoir les études disponibles qui lui ont été fournies en 2015 pour évaluer de nouveau sa position sur les néonicotinoïdes, qu’elle devrait publier en janvier 2017.

De récentes études, comme celle de la Royal Holloway University of London , ont montré l’impact délétère des néonicotinoïdes sur les insectes pollinisateurs. La Commission européenne n’a donc plus d’autre choix: elle doit revoir le règlement en vigueur et interdire totalement les néonicotinoïdes comme vient de le voter l’Assemblée nationale française. »

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2 Responses to “Néonicotinoïdes: l’Europe doit suivre l’exemple de la France”

  1. Joachim Kohler dit :

    MERCI!! * THANK YOU!! * DANKE!!!

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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