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Les Electrohypersensibles (EHS) condamnés à vivre encore des années de souffrance et d’isolement ?

28 Jan 2013

Communiqués, Medias

Communiqué de Presse – 25 janvier 2013

L’Assemblée Nationale examinera le 31 janvier la proposition de loi relative à l’application du principe de précaution aux ondes électromagnétiques déposée par Mme Laurence Abeille, députée EELV.

Cette proposition de loi ne reprend dans son texte initial que très partiellement les demandes des EHS portées par deux regroupements d’EHS consultés avant sa mise en forme, EHS France et Une terre pour les EHS, et soutenues par la Coordination Nationale des Collectifs et par la députée européenne EELV Michèle Rivasi.

Face aux conditions de vie inacceptables et à la situation de désespoir dans laquelle se trouvent actuellement les EHS (souffrance physique constante, isolement social et souvent même familial forcé, détresse financière, recherche sans fin de l’environnement avec le moins de champs électromagnétiques possible…), et leur (sur)vie au quotidien dans une violation permanente des droits de l’homme les plus élémentaires comme la liberté de d’aller et venir, de vivre dans un logement respectueux de la santé, de travailler… ces demandes s’articulent autour de 3 axes prioritaires urgents :

– La reconnaissance de l’électrohypersensibilité comme handicap environnemental (comme, par exemple, en Suède)

– La création de quelques « zones blanches » réparties sur le territoire : chaque « zone » consistant, pour être faisable rapidement, en un ou plusieurs bâtiments en dehors des villes/villages, sur un terrain restreint, sans aucun champ électromagnétique artificiel. Soit enfin des lieux de vie avec l’assurance pérenne de ne plus souffrir, ce sans cout pour l’Etat ni contradiction majeure avec l’obligation de couverture nationale du territoire,

– La mise en place de quelques mesures facilitant la vie des EHS souhaitant rester en zones urbaines.

Ces demandes correspondent à l’application de la résolution 1815 du Conseil de l’Europe recommandant aux Etats membres « de porter une attention particulière aux personnes « électrosensibles » atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des « zones blanches » non couvertes par les réseaux sans fil ».

La proposition de loi, dans son texte initial, permet, pour la première fois en France, malgré ses limites importantes, une prise en compte ad minima de la souffrance et des difficultés des EHS.

Mais ce peu était apparemment trop : le 23 janvier, la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale a décidé la suppression de tous les articles concernant l’electrohypersensibilité.

La France, pays des droits de l’homme et de l’égalité, continuera-t-elle à faire une exception pour les EHS?
Nos élus continueront-ils à refuser d’entendre les appels à l’aide de centaines de citoyens, de plus en plus
nombreux?
Nous réitérons nos demandes, d’ailleurs déjà mises en oeuvre dans d’autres pays.

EHS FRANCE – ehsfrance(at)gmail.com – Porte parole : D.Souillac
Une terre pour les EHS – uneterrepourlesehs(at)gmail.com – Président : P. Tribadeau
Coordination nationale des collectifs – stopantennesmalefrics(at)hotmail.fr – Animateur national : S.Sanchez
Michèle Rivasi – Députée européenne EELV – michele.rivas(at)europarl.europa.eu

Pour les 4 adresses emails ci-dessus remplacer (at) par @, bien évidemment.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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