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Le Parlement européen veut lutter contre la résistance aux antibiotiques

11 Déc 2012

Communiqués, Medias

Si les antibiotiques sont essentiels pour traiter de nombreuses infections microbiennes chez l’homme et l’animal, ce type de traitement est aujourd’hui sérieusement remis en cause par l’émergence et la diffusion de microbes résistants aux antibiotiques.

C’est pourquoi le Parlement européen vient de voter en faveur d’une résolution visant à une utilisation prudente des antimicrobiens, afin de réduire l’augmentation de la résistance aux antibiotiques, en particulier dans les domaines de la médecine vétérinaire,de l’agriculture ou d’autres types d’élevage.

Michèle Rivasi, députée européenne (Les Verts/ALE) membre de la Commission ENVI, commente le vote :« Il faut impérativement arrêter de donner des antibiotiques à outrance et de façon préventive, tant aux hommes qu’aux animaux d’élevage dont la viande se retrouve dans notre assiette. Les conséquences sur la santé humaine et animale sont dramatiques. Au niveau de l’Union européenne, les bactéries résistantes aux antimicrobiens sont responsables de près de 25 000 morts par an, et coûtent cher en frais santé supplémentaires et pertes de productivité : au moins 1,5 milliards d’euros! ».

Le plan d’action de la Commission européenne contre la résistance antimicrobienne, d’une durée de 5 ans, propose 12 actions clés. « C’est une bonne chose que la Commission propose un tel plan, mais il faut aller plus loin, et remettre en question l’élevage et l’aquaculture intensives. Trop nombreux dans des espaces réduits, les animaux sont victimes de maladies et l’usage d’antibiotiques se généralise. C’est tout un mode de production qu’il faut repenser. Il est temps de repenser les conditions de bien-être des animaux », selon l’eurodéputée écologiste.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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