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Etiquetage énergétique: un manque d’ambition qui n’est pas à la hauteur des enjeux

14 Juin 2016

Communiqués, Medias

La Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie du Parlement européen (ITRE) a voté aujourd’hui le rapport sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre pour l’étiquetage de l’efficacité énergétique et abrogeant la directive 2010/30/UE (1). Face au manque d’ambition du texte, qu’ils ont pourtant tenté d’améliorer, les eurodéputés écologistes ont voté contre.

Déclaration de Michèle RIVASI, Vice-Présidente du groupe Verts-ALE, membre de la Commission ITRE et rapporteur fictive de cette proposition de règlement:

« La révision de la législation avait pour but de simplifier le système des labels énergétiques pour que le consommateur puisse enfin s’y retrouver. Il semblerait qu’une telle amélioration de l’information déplaise aux industriels qui veulent continuer à vendre des appareils dont les performances énergétiques laissent à désirer. Leur pression sur les députés de la Commission ITRE a manifestement fonctionné puisqu’ils ont préféré reporter toute uniformisation à 2019 -2023. Concrètement, cela veut dire que pendant une bonne dizaine d’années, les labels A/G coexisteront avec les A+/A+++ créant par là une confusion totale pour les consommateurs. Certains des appareils et produits les plus courants (2) devraient être soumis à l’étiquetage par catégories allant de A à G en 2019 mais il faudra attendre au plus tôt 2023/2025 pour certains produits tels que les chauffe-eaux ou les chaudières. Les députés n’ont donc pas envoyé le signal correct pour stimuler l’innovation et améliorer les performances énergétiques des produits permettant de réduire la consommation d’énergie. »

(1) La plénière de juillet devrait voter sur le mandat de négociation avec le Conseil
(2) Lave-vaisselle, frigo, lave-linge, TV, ampoules et luminaires électriques

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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