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Diminution du périmètre de la zone d’exclusion de Tchernobyl: une proposition inacceptable

13 Mai 2015

Communiqués, Medias

A la surprise générale, le ministre ukrainien de l´écologie et des ressources naturelles a indiqué lundi à la presse avoir proposé de réduire la zone d’exclusion de Tchernobyl (30km aujourd’hui) pour créer une zone de « réserve » dans laquelle activité économique et installation d’habitants seraient autorisées.

Réaction de Michèle Rivasi, député européenne et responsable de la délégation française des Verts au Parlement européen :

« Une réduction de la zone d´exclusion de 30 à 10 km présenterait une grave menace pour la santé publique.

De récentes cartographies réalisées par le centre Ecologie et Santé, projet soutenu par la Commission européenne et le Parlement européen, ont montré que la zone d’exclusion est toujours fortement contaminée en césium 137 et strontium 90. Dans le district d´Ivankiv, à 40km de Chernobyl, 80% des enfants souffrent de problèmes cardiovasculaires selon le professeur Bandajevsky qui dirige les recherches du centre écologie et santé. Comment donc garantir la sûreté des populations qui retourneraient dans l’actuelle zone d’exclusion alors même que des problèmes de santé continuent d´être découverts dans des zones moins contaminées ?

Une telle proposition est inadmissible, d’autant plus que le régulateur nucléaire ukrainien n’a aujourd’hui plus le droit d’inspecter les centrales de son propre chef. On ne peut pas sacrifier une nouvelle génération à vouloir prouver que le retour à la normale est possible. Les derniers feux de forêt dans la région ont prouvé que le risque radioactif restait imminent pour les populations directement exposées ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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