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Les Verts solidaires des ouvriers du chantier de l’EPR de Flamanville

Une délégation syndicale de la CGT était reçue aujourd’hui par le Groupe des Verts/ALE au Parlement européen de Strasbourg. Ils venaient interpeller les députées sur la situation des salariés intérimaires européens, et notamment polonais travaillant sur le chantier de l’EPR de Flamanville piloté par Bouygues, sur le non-respect du droit social et du droit du travail français, mais aussi des directives européennes en matière de détachement des travailleurs, de travail temporaire et de santé et de sécurité au travail. Il est grand temps de lutter avec efficacité contre le dumping social.

Les députées européennes Verts/ALE Karima DELLI, membre de la commission parlementaire de l’emploi et des affaires sociales, rapporteure sur la stratégie européenne des conditions de santé et de sécurité au travail, et Michèle RIVASI, membre de la commission parlementaire de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, et la sénatrice EELV Marie-Christine Blandin, membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), ont exprimé leur soutien à ces salariés:

« Il est inacceptable qu’en 2011, il ait fallu attendre deux décès de travailleurs étrangers sur le chantier de l’EPR pour que l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), commence à enquêter sur les conditions de travail et d’emploi de ces ouvriers, la plupart originaires d’Europe centrale et orientale.

Nous espérons que le gouvernement français prenne des sanctions efficaces et immédiates contre les donneurs d’ordre EDF et Bouygues, ainsi que la société Atlanco, employeur des intérimaires, pour les violations constatées du droit européen.

Nous demandons également à la Commission européenne le renforcement de la directive sur les travailleurs détachés afin d’assurer l’égalité des droits pour tous.

Enfin, nous souhaitons un encadrement plus strict de la sous-traitance et que la chaîne de responsabilités s’applique aux donneurs d’ordre. Il faut aller vers le mieux-disant social en matière d’appel d’offre, et véritablement lutter contre l’esclavage moderne. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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