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Transition Energétique: commençons le débat sur de bonnes bases M. Hollande!

08 Jan 2013

A la Une, Communiqués, Medias

Le 17 décembre dernier, Francis Rol-Tanguy – délégué interministériel à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et à sa reconversion – s’est vu refuser l’accès au site par des salariés de la centrale.

Alors que le Débat National sur la Transition Energétique (DNTE) va enfin commencer, et que le Président Hollande a promis tant la réduction de la part du nucléaire pour 2025 que la fermeture de Fessenheim en 2016, un signal politique clair doit être lancé. Ces engagements ont été obtenus sous l’impulsion des écologistes, ils doivent donc être appliqués à la lettre par le gouvernement.

Pour Michèle RIVASI, eurodéputée EELV, l’opposition des salariés d’EDF peut se comprendre et des réponses doivent être apportées à leurs interrogations légitimes… mais le cadre du débat doit être respecté par tous: « Le 20 septembre dernier déjà, les directeurs de 21 centrales nucléaires d’EDF avaient dénoncé la fermeture de Fessenheim comme une ‘profonde injustice’ dans une lettre adressée aux salariés de Fessenheim. Selon les services de presse d’EDF cette lettre était une démarche personnelle, mais je crois plutôt qu’Henri Proglio utilise les cadres d’EDF à ses propres fins. Je trouve scandaleux que les directeurs de centrales remettent en cause un engagement présidentiel et la politique énergétique que les Français ont souhaité soutenir dans leur vote ».

« Par ailleurs, dans leur lettre ces directeurs réaffirmaient que leur devoir à tous était de poursuivre leur travail avec ‘responsabilité, professionnalisme et engagement’. Pourtant, l’Etat est propriétaire à 84% d’EDF: il n’est donc ni responsable, ni professionnel de s’opposer à un engagement de l’actionnaire majoritaire. Plus d’un patron aurait du démissionner pour les mêmes faits dans n’importe quelle entreprise, mais le nucléaire n’est pas n’importe quelle entreprise en France, il semble avoir tous les droits et notamment celui d’interdire l’entrée d’un site de production à un représentant de l’Etat ».

« Le gouvernement doit être ferme avec le directeur de la centrale de Fessenheim: le Débat National sur la Transition Energétique ne pourra rencontrer les attentes des parties prenantes que si les conditions préalables au débat sont respectées et acceptées par tous. N’oublions pas que la mission de Francis Rol-Tanguy est de trouver des solutions aux enjeux posés par le démantèlement et – entre autres – proposer une stratégie globale de reconversion du bassin de vie et d’emploi de Fessenheim, et même des solutions à l’approvisionnement électrique. C’est un travail de longue haleine qui ne peut et ne doit connaître aucun retard, afin que les salariés soient assurés d’avoir un avenir après la fermeture. Par conséquent, si de nouveaux troubles l’empêchaient d’accomplir sa mission, je ne vois d’autre solution que démissionner le directeur de la centrale de Fessenheim. Cela vous semblerait-il raisonnable M. Hollande? ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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