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Action Greenpeace à Tricastin : une sûreté nucléaire au rabais ?

Alors que la Marche Internationale pour sortir du nucléaire et pour la paix s’arrête ce jour au Tricastin, plusieurs dizaines de militants de Greenpeace ont réussi en quelques minutes ce matin à s’infiltrer dans le bâtiment réacteur de la centrale drômoise.
Pour Michèle RIVASI, membre de la CLIGEET , eurodéputée et co-fondatrice de la CRIIRAD :
«Cette action militante, pacifiste, montre une fois de plus que les centrales nucléaires sont clairement soumises au risque terroriste.
Si des dizaines de militants peuvent pénétrer en 15 min dans la centrale et que ceci est considéré comme un « non événement » par les responsables d’EDF, alors la situation est grave. C’est sous estimer le risque terroriste auquel est soumis toute centrale nucléaire en France.
Suite à la première alerte des militants de Greenpeace qui avait pénétré la centrale de Cruas le 5 décembre, rien n’a été mis en place pour empêcher des intrusions aussi rapides et efficaces dans les centrales.
Si demain, ce sont d’autres personnes, avec des intentions malveillantes, qui arrivent à y pénétrer et provoquent un accident nucléaire, parlera t-on alors d’un « non événement » ?
Je salue cette action qui a vocation à interpeller les citoyens et à interroger sur la réelle sûreté de nos centrales nucléaires.
Tricastin est l’une des plus vielles centrales de France. Soumise au triple risque sismique, au risque d’inondation et au risque chimique, son réacteur 1 a aussi des dizaines de microfissures.
Ainsi, et comme je le fais depuis de nombreuses années, je demande instamment la fermeture de cette centrale. Dans le cadre d’un grand plan de reconversion écologique de ce site pour son démantèlement, AREVA et ses employés pourront faire de la France l’expert en matière de démantèlement nucléaire. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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