#PfizerDocuments : Aux Etats-Unis, la bataille juridique des scientifiques pour la transparence

Le 27 aout 2021, cinq jours après l’approbation par les autorités américaines du vaccin anti-covid de Pfizer/BioNtech pour les 16 ans et plus, un collectif composé de plus de 200 scientifiques, médecins, professionnels de santé et journalistes du secteur médical, a demandé l’accès à toutes les données du dossier d’évaluation du vaccin fourni par Pfizer à l’Agence américaine des médicaments (FDA).

Cette demande, faite en vertu de la loi sur la liberté d’information, la Freedom of Information Act (FOIA) datant de 1966, n’a rien de surprenant. Elle fait suite à la polémique opposant des responsables de la santé publique aux médias, journalistes et scientifiques sur la suffisance ou l’insuffisance des données et des informations disponibles, ainsi que sur la fiabilité du contrôle et des analyses sur lesquelles s’appuie l’homologation définitive du vaccin Pfizer/BioNTech.

Le collectif des « Professionnels de la santé publique et du secteur médical pour la Transparence » (Public Health and Medical Professionals for Transparency, PHMPT) explique sur son site s’être constitué dans le seul but commun d’obtenir la transparence et la publication des documents donnés par Pfizer. Ce collectif à but non lucratif donne la possibilité aux experts et collègues le soin d’étudier ces documents et d’en tirer leurs conclusions.

75 ans pour publier les documents Pfizer 

Contrairement à l’Agence européenne des médicaments, l’Agence américaine du médicament, (FDA) exige de recevoir, de la part des laboratoires pharmaceutiques, l’intégralité des données et rapports réguliers dont ils disposent concernant leurs produits en cours de l’évaluation. Dans le contexte actuel, le collectif des scientifiques a ainsi demandé l’accès et la publication de plus de 400.000 pages de documents de Pfizer, le plus rapidement possible. A savoir que la FDA ne publie que des rapports finaux et des protocoles d’essais cliniques, soit une petite partie de l’information totale dont elle dispose. La FDA a tout d’abord répondu au PHMPT qu’elle allait tout publier… Mais qu’il lui faudrait donc environ 75 ans pour le faire.

Un délai justifié, selon la FDA, par le travail colossal pour le personnel de l’agence d’anonymiser et de publier des dizaines de milliers de pages de la documentation. Du côté des scientifiques du collectif, avoir accès à ces informations en 2097 n’a absolument aucun sens. Selon eux, l’analyse indépendante devrait avoir lieu tant que la pandémie est en cours.

En septembre 2021, le collectif a ainsi formellement déposé plainte contre la FDA auprès de la Cour de justice du nord de Texas arguant qu’il était urgent de mettre à disposition aux citoyens américains un accès immédiat aux données et aux informations sous-jacentes à l’homologation du vaccin Pfizer, devenu obligatoire pour plusieurs catégories de la population américaine.

Février 2022 : un tribunal ordonne de tout publier en moins d’un an

En février dernier, le tribunal du Texas a donné raison aux scientifiques et a ordonné à l’Agence américaine des médicaments de rendre publics les deux premiers lots de 10.000 pages avant le 1er mars et avant le 1er avril 2022. Ensuite, l’agence a reçu l’ordre de publier des lots de 80.000 pages avant le 2 mai, puis le 1er juin et le 1er juillet, et 70.000 pages avant le 1er aout. À partir de septembre 2022, la FDA doit délivrer 55.000 pages par mois. De fait, l’Agence américaine du médicament dispose au total d’un an pour tout publier.

Depuis, d’autres collectifs de scientifiques et de journalistes spécialisés se sont penchés sur ces documents, analysant en continu les lots publiés.

Plus de 55.000 pages de documents internes à Pfizer ont ainsi été déjà analysés par les chercheurs volontaires d’un collectif dénommé WarRoom, composé de 3.000 chercheurs hautement qualifiés, médecins, infirmières, biostatisticiens, enquêteurs sur la fraude médicale et cliniciens de laboratoire. Rapport après rapport, le collectif WarRoom explique et détaille le contenu des documents Pfizer ; ceux que la FDA a voulu garder secrets encore pendant plusieurs décennies.

En analysant ces milliers de pages d’archives, WarRoom a pu, entre autres, confirmer que :

– Pfizer (et donc la FDA) savait, depuis décembre 2020, que les vaccins ARNm « diminuaient en efficacité » et que des rappels seraient nécessaires. La FDA et Pfizer ont attendu mai 2021 pour en informer le grand public.

– Des documents classés « confidentiels » prouvent que Pfizer savait que les nanoparticules de protéine Spike et  lipidique, ne restaient pas dans le site d’injection, dans le muscle deltoïde, mais se diffusaient, en moins de 48 heures, dans la circulation sanguine pour se loger dans le foie, la rate, les surrénales, les ganglions lymphatiques et les ovaires.

– Ces documents montrent aussi que Pfizer savait dès février 2021, que son vaccin administré depuis déjà trois mois aux Américains, avait provoqué un grand nombre d’effets secondaires indésirables post-vaccinaux. Un nombre si élevé que Pfizer a informé la FDA qu’elle embaucherait 2.400 personnes supplémentaires pour s’occuper des formalités et du traitement des données concernant ces effets secondaires. Les citoyens américains n’ont donc pas été informés de l’ampleur des effets indésirables. En parallèle, la FDA a quand même prolongé l’autorisation de l’utilisation d’urgence du vaccin BNT16262 en connaissance de cause. 

Lors des essais cliniques, 42.000 effets indésirables et le décès de plus de 1.200 personnes

– Les effets indésirables recensés dans les documents internes de Pfizer sont complètement différents de ceux rapportés sur le site internet officiel du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Ainsi, un document interne de Pfizer relate, sur neuf pages, les différents effets indésirables qui se sont manifestés lors des essais des vaccins, dont les plus graves sont la myocardite, la péricardite, les troubles neurologiques et la thrombose veineuse profonde.

– Ces documents révèlent enfin que les essais cliniques du vaccin Pfizer ont donné lieu à plus de 42.000 effets indésirables et le décès de plus de 1.200 personnes. Rappelons qu’aucunes de ces informations n’a été communiquée lorsque ce vaccin a reçu son autorisation d’urgence aux États-Unis. 

Ces premières révélations prouvent l’importance de la publication de ces documents internes à Pfizer, remis à la FDA, et désormais en cours de publication suite à la décision de la justice américaine. 

Document annexe : la dernière synthèse du collectif WarRoom

Voici la dernière synthèse des analyses du collectif WarRoom. Le document étant en version anglaise, nous avons entamé sa traduction en français.  Au gré de la parution des prochains lots de #PfizerDocuments, d’autres informations émergeront. À suivre…

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Par Michèle Rivasi

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