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Revue de presse – Projet de zone blanche pour les personnes EHS dans les Hautes-Alpes

Un nouveau pas vers une zone blanche pour les électrohypersensibles (Dauphiné libéré daté du 30 octobre)
http://www.ledauphine.com/environnement/2013/10/29/un-nouveau-pas-vers-une-zone-blanche-pour-les-electrohypersensibles?image=1E932F1D-52A4-4B1D-BAB0-C57FD0035FF0
Michèle Rivasi avait rencontré en 2011, dans la grotte de Baumugnes, sur la même commune, deux femmes qui s’y étaient réfugiées.
Ils ne supportent pas les champs électromagnétiques au point de se terrer pour s’en protéger. Ils souffrent de maux de tête, de ventre, développent une sensibilité déchirante. Les électrohypersensibles (EHS) ne sont plus des inconnus aux yeux de la société et des médias, ils n’en restent pas moins esseulés et sans refuge.
Un abri, voilà ce que l’eurodéputée d’Europe écologie-Les Verts, Michèle Rivasi, souhaite réaliser sur le site de la chartreuse de Durbon, à Saint-Julien-en-Beauchêne. Pour l’heure, le projet n’a pas dépassé le stade de l’idée.
« Un travail de collaboration »
Il aura fallu un an pour que soit réalisée une étude d’impact sur la pollution magnétique résiduelle du lieu. Les relevés sont en cours depuis hier.
L’autre avancée du dossier est de voir arriver plusieurs interlocuteurs autour de la table ; notamment la Caisse d’allocation familiale des Bouches-du-Rhône (Caf), propriétaire du site. « Je veux vraiment que ce soit collaboratif », insiste l’élue verte qui réunit aujourd’hui outre la Caf, la vice-présidente de la Région en charge de la santé, Anne-Marie Hautant, le maire, Jean-Claude Gast, et des membres de l’association Une Terre pour les EHS – « ils nous diront s’ils supporteraient de vivre là ».
« Montrer que des gens se bougent pour les électrosensibles »
Aujourd’hui, donc, on saura si le site est vivable pour les personnes concernées et si le propriétaire veut collaborer. « La conférence de presse [en début d’après-midi, NDLR] servira aussi à montrer à l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] que des gens se bougent, que c’est collectif et de haut niveau », annonce Michèle Rivasi.
Le projet : un abri pour les EHS et un lieu d’étude
Car l’eurodéputée et le maire de la commune voudraient concrétiser un projet ambitieux. « Si vraiment la Caf est d’accord, l’idéal serait d’installer un accueil, mais aussi un accompagnement médical et un lieu de recherche », avance Jean-Claude Gast. « Mais il faut qu’il y ait une volonté politique de notre pays. D’autres États reconnaissent le problème, il ne faudrait pas qu’on passe à côté. »
Combien de personnes accueillies ? Combien de temps ? Tout reste à définir jusqu’à l’entité qui pilotera l’éventuel projet.
L’eurodéputée imagine la création d’une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) « avec des collectivités, des élus, des associations, des scientifiques… », énumère Michèle Rivasi. « Quelque chose de haut de gamme. » Un projet qui avance sûrement mais lentement.
HAUTES-ALPES / SAINT-JULIEN-EN-BEAUCHENE Un espace sans ondes pour les électro hypersensibles
(Dauphiné Libéré – suite à la conférence de presse)
http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2013/10/30/un-espace-sans-ondes-pour-les-electro-hypersensibles#jimage=37BC21CA-AB69-46E7-9CC5-164F7CBCEC34

« On est dans des conditions qui ne sont pas complétement parfaites, mais assez idéales et très propices à la mise en place de quelque chose ». Pierre Le Ruz, président du Criirem (centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements magnétiques) est plutôt satisfait. Depuis mardi, il a effectué nombre de mesures sur le site de la chartreuse de Durbon. Là où la députée européenne Europe Écologie Les Verts Michèle Rivasi souhaite implanter une zone blanche destinée aux personnes électro hypersensibles (EHS). « C’est un projet très important. Aucune zone blanche n’existe en France, voire en Europe, or il y a de plus en plus de personnes EHS » a expliqué, hier, la députée européenne, lors d’une conférence de presse pour présenter le projet.
« Des personnes en grande souffrance »
Le choix de la commune de Saint-Julien-en-Beauchêne ne s’est pas fait par hasard. C’est ici, mais dans un autre hameau, que deux personnes EHS sont venues se réfugier dans une grotte en 2011, pour échapper aux ondes qui pourrissent leur vie. « En tant qu’élu, mais aussi en tant qu’humain, ça m’a interpellé. J’ai rencontré des personnes en grande souffrance. Il m’a semblé important de chercher des endroits où elles pourront vivre » explique Jean-Claude Gast, le maire de Saint-Julien. Il pense alors à Durbon où la Caisse d’allocations familiales de Marseille a trois sites destinés à accueillir des enfants. L’un d’eux, celui de la Chartreuse, est fermé depuis trois ans car il n’est plus aux normes.
La Caf se dit prête à partager ces locaux. L’idée est d’en faire non seulement un lieu d’accueil, mais aussi de suivi médical : « Un site où on peut se ressourcer pendant un certain temps. Et où on puisse aussi arriver à mieux comprendre et diminuer cette souffrance ».
Grâce au conseil régional qui a financé 80 % de l’étude, des mesures ont donc été prises sur le site pour vérifier que l’endroit est exempt d’ondes. Les résultats sont plutôt prometteurs, même si une ligne électrique et un transformateur doivent être enterrés.
L’étape suivante sera d’amener des personnes électro hypersensibles sur les lieux « pour voir comment elles se sentent sur ce site. Nous ne pouvons pas nous engager si elles se sentent mal » insiste Michèle Rivasi. Puis, il faudra réunir tous les financeurs pour concrétiser le projet. Pour la députée européenne, « l’important est d’avancer à petits pas, mais en collectif ».
« Sans la volonté de l’État, cette zone ne verra pas le jour »
Philippe Tribaudeau, le président de l’association Une terre pour les EHS, qui réunit parmi plusieurs centaines d’adhérents 184 EHS, en est convaincu : « Un projet comme ici, c’est génial. Une zone comme cela, on peut la blanchir. Mais il faut être conscient que sans la volonté de l’État cette zone ne verra pas le jour. Il faut qu’il reconnaisse qu’il y a un problème avec les ondes. Et c’est à lui de dire aux opérateurs qu’il n’y a pas d’obligation pour que l’ensemble de la planète soit couvert ».
Suite dépêche AFP :
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20131030.AFP0537/hautes-alpes-projet-de-zone-blanche-pour-personnes-electrosensibles.html
Hautes-Alpes: projet de zone blanche pour personnes électrosensibles
Publié le 30-10-2013 à 17h45 – Mis à jour le 31-10-2013 à 10h01

Une petite commune des Hautes-Alpes, soutenue par la députée européenne EELV Michèle Rivasi, a annoncé mercredi son souhait de créer la première zone blanche de France, afin d’accueillir des personnes se disant hypersensibles aux ondes électromagnétiques.
Gap (AFP) – Une petite commune des Hautes-Alpes, soutenue par la députée européenne EELV Michèle Rivasi, a annoncé mercredi son souhait de créer la première zone blanche de France, afin d’accueillir des personnes se disant hypersensibles aux ondes électromagnétiques.
Installé à Saint-Julien-en-Beauchêne, la zone à « très faible rayonnement électromagnétique », selon une étude de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM), pourrait accueillir une trentaine de personnes pour une durée limitée.
Installé au pied d’une montagne et entouré de champs, ce centre ferait l’objet d’un suivi médical et permettrait à « des personnes exclues, victimes de discriminations de se ressourcer », a expliqué la députée européenne Michèle Rivasi, alors que la possible hypersensibilité de personnes aux champs électromagnétiques fait débat.
Le 15 octobre, l’agence nationale sanitaire (Anses) a en effet estimé que le risque d’exposition aux ondes électromagnétiques pouvait provoquer des modifications biologiques sur le corps, mais que les données scientifiques disponibles ne montraient pas « d’effet avéré » sur la santé.
Au stade du projet, le site qui nécessite des aménagements notamment l’enfouissement d’une ligne électrique et d’un transformateur, ainsi que l’installation d’un chauffage au gaz pour les personnes intolérantes aux émissions d’ondes électriques, pourrait voir le jour dans deux ou trois ans, a évoqué l’eurodéputée.
« Ce projet pourra voir le jour que si l’État nous soutient, or il fait tout pour que les zones blanches n’existent pas car ce serait alors reconnaître qu’il existe un problème avec ces ondes », a réagi Philippe Tribaudeau, président de l’association Une terre pour les EHS qui compte quelque 160 adhérents.

« Il faudra arracher la zone blanche à l’État. Le temps politique prend plusieurs années, mais nous c’est tous les jours que nous avons des appels de personnes hypersensibles », a ajouté le militant qui explique ressentir des « sensations de brûlures à la tête ».
Un test en présence de personnes dites électro-hypersensensibles devrait avoir lieu en fin d’année afin de valider le projet. En 2011, deux femmes avaient trouvé refuge dans une grotte de la commune afin « d’échapper » aux ondes.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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