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Sarkozy à Fessenheim: le Président-candidat au chevet d’une centrale en fin de vie

09 Fév 2012

Communiqués, Medias

Aujourd’hui à la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille de France encore en activité, Nicolas Sarkozy a continué à marteler les mêmes mensonges tenus par les promoteurs de l’atome depuis tant d’années.

Michèle RIVASI, députée européenne EELV spécialiste du nucléaire, réagit à ses propos: « Le discours de Nicolas Sarkozy est aussi inconsistant que mensonger. Il a encore une fois affirmé que l’électricité d’origine nucléaire est bon marché, niant les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur le renchérissement de son prix, notamment imposé par des exigences accrues en matière de sûreté comme il compte le faire à Fessenheim pour prolonger sa durée de vie.

Par ailleurs, il nie aussi l’inefficacité du nucléaire par grand froid, oubliant que le pic de consommation lié à l’usage du chauffage électrique (1) coûte très cher à la France en hiver. En effet, la France écoule ses surplus quand nos voisins n’en ont pas besoin et donc à un prix très bas. Par contre, dans les conditions extrêmes (canicule ou grand froid), elle paie le prix cher: pour la seule journée d’hier, les importations d’électricité se sont élevées à 38 millions d’euros.

Le Président-candidat a aussi souligné l’exigence française en matière de sûreté, assurant que les travaux nécessaires seraient effectués pour empêcher la fermeture de Fessenheim…et je reste très surprise par le coût avancé pour le renforcement du radier de béton sous la centrale, 15 millions d’euros me semblent bien peu ».

Mais pour Michèle RIVASI, la sûreté nucléaire ça n’est pas seulement investir dans l’infrastructure mais aussi et surtout dans l’humain: « Quand on constate que 65% des salariés des centrales nucléaires sont des sous-traitants, il ne faut pas s’étonner de la récurrence des incidents. En 1995 déjà la Direction Générale de la Médecine du Travail stipulait que la formation des intérimaires était insuffisante, critique confirmée plusieurs fois par l’ASN. Depuis l’accident de Marcoule en septembre dernier, la France semble avoir découvert le problème de la sous-traitance. Pourtant, la sécurisation des centrales ne peut que passer par une meilleure prise en compte des conditions de travail des salariés.

J’ai toujours soutenu les revendications des sous-traitants (3). Il faut cesser les discriminations dont ils sont victimes car ils travaillent dans des conditions effroyables et cela pourrait déboucher sur un accident tragique. C’est pourquoi les écologistes souhaitent un statut égal pour les salariés d’EDF et les sous-traitants, qui sont victimes de la majorité des accidents du travail, et trop souvent non déclarés ».

(1) imposé par la prépondérance du nucléaire dans le mix électrique. La France dispose d’un parc de chauffage électrique (31% des logements équipés) équivalent à l’ensemble des autres pays européens.

(2) Selon RTE, la France a importé hier 113 GWh d’électricité, à un coût de 34 ct/kWh

(3) Pour connaître leurs revendications: http://www.ma-zone-controlee.com/?p=18681

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