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Plan d’investissement: Monsieur Juncker, le nucléaire n’a pas d’avenir en Europe, ne le subventionnez pas!

09 Déc 2014

Communiqués, Medias

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 9 décembre 2014

Les États membres de l’UE ont déposé les projets d’investissement qu’ils comptent financer grâce au plan Juncker. Parmi ceux-ci, de nombreux projets nucléaires figurent dans la liste discutée aujourd’hui par les ministres des finances.

Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe les Verts/ALE: « L´absurdité n´a pas de limite! Alors que le nucléaire est aujourd´hui la source de problèmes d´approvisionnement en Belgique (quatre réacteurs arrêtés sur sept), alors que les opérateurs allemands cherchent à se défausser du coût du démantèlement de leurs réacteurs et de la gestion des déchets radioactifs sur l´Etat, les ministres des finances de l´Union européenne doivent discuter de propositions destinées à soutenir l´énergie nucléaire.

Plus de 60 milliards d´euros pour la Grande-Bretagne et ses futures débâcles financières (Hinkley Point C, Wylfa, Moorside), 12 milliards d´euros pour le lancement d´un programme nucléaire en Pologne, une « modernisation » (impossible, rappelons-le !) de réacteurs roumains… Ces points sont inacceptables et les arguments avancés (« pallier l´incertitude liée à des projets intensifs en capital » ou encore « aider une filière défavorisée par des normes de sûreté élevées ») montrent bien que le nucléaire est aujourd´hui hors de souffle.

Monsieur Juncker : le nucléaire n´est pas viable économiquement. Il n´apporte pas non plus de solution au changement climatique et ne renforce pas la sécurité l´approvisionnement des Etats membres. En revanche, chaque milliard d´euros qui sera ainsi gaspillé manquera à des investissements d´avenir, aux économies d´énergie et aux renouvelables, désormais meilleur marché. La Commission ne doit pas répondre positivement à ce qui ressemble à une liste de Noël des Etats membres, sans aucune considération pour le futur énergétique de l´Union Européenne. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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