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Les écologistes veulent une loi pour bannir le mercure dentaire (AFP)

05 Déc 2013

Medias, Revue de presse

5 December 2013
Agence France Presse

Des élus écologistes ont réclamé jeudi une loi pour abandonner dès 2015 les amalgames dentaires au mercure, en raison de leur « dangerosité » pour l’environnement et aussi pour la santé humaine alors que ce matériau reste très largement utilisé.

« Ce mercure il faut l’éliminer de notre environnement », a déclaré l’élue écologiste européenne, Michèle Rivasi, lors d’une conférence de presse organisée avec la sénatrice Aline Archimbaud (EELV), le député Jean-Louis Roumegas (EELV) et des responsables des associations Réseau environnement santé (RES) et Non au mercure dentaire.

Ces élus plaident pour une loi qui imposerait l’arrêt du remboursement par la Sécurité sociale en 2015 des « plombages » au mercure, interdirait l’obturation des dents de lait chez les enfants avec ces amalgames, stopperait l’enseignement de cette technique et son remplacement par des techniques alternatives (ciment verre ionomère et matériaux composites/résines).

« Il est en effet extrêmement choquant que la Sécurité sociale continue de rembourser un matériau dangereux pour l’environnement, la population et les praticiens », ont déclaré les élus écologistes qui notent que la Suède, pays pionnier dans l’arrêt des amalgames au mercure, a pris l’option de dérembourser avec un effet « extrêmement efficace » pour stopper leur utilisation.

Plusieurs autres pays européens ont pris des mesures pour éliminer le mercure de la bouche: Suisse, Norvège, Danemark alors que l’Organisation mondiale de la santé a reconnu en 2011 « des effets délétères à l’amalgame dentaire », selon ces élus.

Ces interdictions ne se fondent pas sur des arguments sanitaires, pour protéger la santé de ceux qui les portent, mais sont avant tout destinées à préserver l’environnement.

Une étude conduite par la société d’expertise Bio Intelligence Service pour le compte de la Commission européenne a d’ailleurs préconisé en 2012 l’arrêt du mercure dentaire pour « réduire l’impact environnemental » de ce métal.

Sur son site internet, le ministère français de la Santé souligne: « aucune étude scientifique rigoureuse n’a pu mettre en évidence des effets néfastes des obturations en amalgame sur l’état de santé général des patients » et « rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que les amalgames dentaires présentent un risque sérieux pour la santé de la population ».

Interrogé par l’AFP, le président de l’Ordre national des chirurgiens dentistes, Christian Couzinou, prévient d’un « grave problème de santé publique » si on supprime du jour au lendemain les amalgames.

« C’est la meilleure obturation, elle est sûre, antibactérienne et peut durer 30 ou 40 ans » souligne-t-il alors que les résines ou ciments alternatifs « ne sont pas aussi résistants ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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