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INTERPHONE : DANS L’APPENDICE 2, LE RISQUE DE TUMEURS CEREBRALES EST DOUBLE !

25 Mai 2010

Communiqués, CRIIREM, Medias

Attendus depuis 2004, les résultats de l’étude internationale Interphone sur les risques de tumeurs cérébrales liés à l’utilisation d’un téléphone mobile sont enfin disponibles. Les signataires de l’article concluent qu’il n’existe pas de preuve suffisante mais suggérent en même temps un risque accru de gliomes pour les plus gros utilisateurs. Le risque apparait notamment plus grand du côté du cerveau où les usagers disent utiliser leur téléphone. « Les auteurs s’expriment en faveur d’une absence de risque tout en reconnaissant qu’il existe, remarque la députée européenne d’Europe Ecologie Michèle Rivasi. Cette position de compromis est non seulement inacceptable, elle est de plus largement fausse » poursuit la biologiste et fondatrice du Criirem (Centre de Recherche et d’Information sur le Rayonnement Non Ionisants).
 
« J’invite tous les journalistes et les chercheurs à regarder de très près l’Appendice 2, poursuit Michele Rivasi. Selon les données de cette annexe écartée de l’article principal sur Interphone, le risque de tumeur cérébrale est bel et bien doublé chez les utilisateurs de téléphone mobile exposés depuis plus de 10 ans. Ce risque accru est statiquement significatif et présent quelle que soit la manière d’appréhender la durée d’exposition : nombre d’années d’usage, durée totale passée au téléphone, et nombre total d’appels passés. Une relation « dose réponse » apparait avec une montée du risque selon l’augmentation du temps d’exposition. Tout ceci est visible dans les tableaux de l’appendice 2. »
 
L’étude Interphone, attendue depuis 2004, regroupe un ensemble d’études cas-témoins conduites dans 13 pays. Elle a notamment suivi 2 708 cas de gliome et 2 409 cas de méningiome, deux types de tumeur cérébrale, comparés à 5 634 cas témoins. Le budget total de l’étude, d’un montant de 19,2 Millions d’Euros, a été pour partie financée par la Commission Européenne (3,75 Millions €) et par les industriels du secteur (5,5 Millions €). Les résultats publiés n’abordent que les gliomes, sans évoquer les neurinomes de l’acoustique ou les tumeurs de la glande parotide, deux types de cancers étudiés au sein de Interphone.
 
L’Union Européenne vient d’annoncer une nouvelle étude, Mobi-Kids, sur le risque de tumeurs cérébrales lié à l’utilisation de téléphones mobiles dans l’enfance et l’adolescence. 2 000 enfants seront suivis durant 5 ans. Les resultats sont attendus pour 2015.
 
Pour Michele Rivasi, il ne suffit plus d’attendre les éventuelles conclusions d’études annoncées pour 2015 ou 2030 pour prendre des mesures immédiates, visant à réduire l’exposition des utilisateurs de mobiles. « Nous avons suffisament de signaux d’alerte. Vouloir attendre, c’est se moquer des gens et en particulier des usagers les plus jeunes. Il faut arreter avec les demi-mesures ou de trainer les pieds. L’AFSSET s’est déjà exprimé en faveur de la réduction des expositions. Elisabeth Cardis, la coordinatrice de l’étude Interphone, aussi. Pourquoi attendre et continuer à développer le marché du mobile au détriment de la santé des générations futures ? »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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