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Nutriscore: la France peut maintenant aller de l’avant !

« Le logo Nutri-score est une victoire! »

Communiqué de presse – 27 octobre 2017

La période de statut quo de la notification au niveau européen de la France sur le Nutri-score est terminée. La France a répondu aux avis circonstanciés envoyés par certains Etats membres sceptiques et elle peut désormais avancer! Mardi prochain, la signature de l’arrêté interministériel portant le cahier des charges du Nutri-score, par les Ministres Agnès Buzyn, Stéphane Travert et Benjamin Griveaux, va être présentée lors d’une conférence de presse. Les entreprises engagées dans la démarche pourront ensuite déployer le dispositif.

Réaction de Michèle Rivasi, députée européenne, membre de la commission ENVI:

 » Avec des associations de consommateurs, j’ai toujours soutenu ce logo développé par le professeur Serge Hercberg et reconnu comme étant celui qui permet le mieux aux consommateurs de repérer les produits alimentaires néfastes pour la santé. En septembre 2016, j’étais en plateau avec Elise Lucet dans son émission sur le logo nutritionnel[1]. J’avais ensuite relayé avec Eric Delanoy la pétition citoyenne qui a réuni plus de 250 000 signataires. En juillet 2017, j’ai travaillé à faire du lien entre la Commission européenne et les industriels français qui sont en faveur du Nutri-Score (Leclerc, Auchan, Les Mousquetaires, Fleury Michon et Danone) en les invitant à venir présenter leurs arguments à Bruxelles[2].

J’ai également lutté contre les industriels qui ont tenté de faire croire que le Nutriscore, retenu à l’époque par la Ministre de la santé Marie-Sol Tourraine, n’était pas soutenu par le nouveau gouvernement français ou contre ceux qui poussent à l’étiquetage Nutri-couleur. Cet étiquetage prête complétement à confusion, il rend bleu ce qui est rouge avec le Nutri-score. Les industriels doivent proposer des produits toujours plus sains et d’une plus grande qualité nutritive, et non duper les consommateurs!

Aujourd’hui, le logo Nutri-score a passé le processus européen et son cahier des charges va être adopté en France. C’est une victoire. Ceci ne peut qu’être bénéfique pour l’innovation, les consommateurs, et in fine la santé. Mon prochain combat sera de le mettre en place au niveau européen! »

[1] http://www.francetvinfo.fr/…/video-cash-investigation-logo-…
[2] http://www.michele-rivasi.eu/…/nutri-score-cinq-couleurs-p…/

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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