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Glyphosate : et un, et deux, et trois reports de vote !

06 Juin 2016

Communiqués, Medias


Alors qu’un comité d’experts de la Commission européenne devait ou non décider de renouveler l’autorisation du glyphosate (substance active de l’herbicide Round Up) pour une période de 12 à 18 mois ce lundi 6 juin, nous venons d’avoir la confirmation qu’aucune majorité qualifiée n’a été obtenue et que le vote est donc reporté à la fin juin devant un comité d’appel.

Réaction de Michèle Rivasi, députée européenne écologiste:

« Les mains des experts des États membres ont encore tremblé, pour la troisième fois. Est-ce la mobilisation des citoyens et des écologistes qui leur fait craindre de prendre une décision ? Alors que la Commission espérait encore en début d’année pouvoir prolonger la licence du glyphosate jusqu’en 2031, elle n’est pas capable six mois plus tard de mettre les experts d’accord pour réautoriser cette substance un an et demi de plus. Notre travail de sensibilisation aura au moins servi à faire douter ces experts des États membres sur le bien-fondé d’une telle réautorisation. En effet, le glyphosate est considérée comme « probablement cancérogène » par l’Organisation mondiale de la santé et il semble que cette donnée ait alerté les experts. Le vote est donc repoussé probablement à la fin juin mais, en attendant, les écologistes ont un message clair à faire passer.
Comment les ministres français comme Ségolène Royal et Marisol Touraine osent-elles affirmer dans les médias que la France s’opposera à la réautorisation du glyphosate alors qu’il semble selon nos dernières informations que les experts du comité envoyés par la France se soient abstenus ?
En outre, de plus en plus d’agriculteurs et agricultrices se tournent vers l’agriculture biologique sans glyphosate, d’autres hésitent à faire le pas pour des raisons économiques compréhensibles. Il est grand temps de soutenir ces personnes à tourner la page de l’agriculture chimique. L’Union européenne doit donc se débarrasser du glyphosate et se préparer à soutenir au plus vite les travailleurs et les travailleuses de la terre qui ne sont dépendants de substances chimiques que parce que le système actuel les y accule.
»

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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