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Mortalité croissante des abeilles: Le PE adopte un rapport insuffisant

Le Parlement européen (PE) vient d’adopter un rapport sur la santé des abeilles et les défis lancés au secteur apicole. Pour Michèle Rivasi et José Bové, eurodéputés du Groupe des Verts/ALE, ce rapport contient d’importantes lacunes concernant l’effet des pesticides et les effets sanitaires et économiques des OGM sur les abeilles et l’activité des apiculteurs.

C’est pourquoi les députés Verts/ALE et GUE/GNL ont présenté une résolution alternative pour défendre ces aspects aux impacts très lourds pour le secteur apicole et insuffisamment pris en compte dans ce rapport.

Michèle RIVASI, Membre de la commission de l’environnement estime que :

« Le nombre de colonies d’abeilles a chuté de 10 à 30% ces dernières années en Europe, c’est une véritable catastrophe sanitaire et environnementale qui s’annonce si la pollinisation cesse.

Les raisons de cette disparition sont multiples et apparaissent au fur et à mesure des découvertes scientifiques qui, par exemple, ont même démontré l’impact mortel de l’exposition à de faibles doses de pesticides C’est pourquoi le principe de précaution doit guider notre action. Pour répondre à cette crise, le bon sens voudrait aussi que l’on cesse la monoculture intensive en Europe, car celle-ci aboutit à la disparition des plantes mellifères indispensables à la survie des espèces pollinisatrices. Pourtant les préconisations du rapporteur sont d’investir principalement dans la recherche de médicaments pour préserver la santé des abeilles, un scandale de plus qui favoriserait encore les industriels.

C’est pourquoi le Groupe des Verts/ALE a déposé une résolution alternative faisant valoir les véritables raisons de cette épidémie et notamment la reconnaissance de l’impact des pesticides sur la santé des abeilles. »

Pour José BOVE, Vice-Président de la Commission de l’Agriculture:

« La décision de la Cour Européenne de Justice du 6 mai 2011 met en évidence que le pollen n’a pas n’a pas été pris en compte en tant que constituant du miel. La contamination des miels par du pollen OGM est forte en particulier dans les pays d’Europe qui pratiquent ce choix de cultures. Sa traçabilité et son étiquetage sont complexes et les apiculteurs concernés vont subir de graves préjudices économiques.

Par ailleurs, l’effet du pollen OGM dans l’alimentation du couvain – les futures abeilles – n’a pas été évalué au titre des risques environnementaux par l’AESA. Dans les deux cas, les apiculteurs subissent ou vont subir des graves préjudices économiques qui devront être pris en compte. Comme nous l’avons dit depuis de nombreuses années, les OGM sont une technique totalitaire qui ne laisse aucun espace à une agriculture respectueuse de l’environnement. Face à des risques inconnus, là aussi, le principe de précaution doit prévaloir. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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