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Une solution doit être trouvée pour les arboriculteurs victimes de la sharka!

En Janvier 2011, à mon invitation en tant que députée européenne, une délégation d’arboriculteurs drômois victimes du virus de la sharka ont rencontré des membres de la Commission Européenne en charge de la santé des végétaux, dont Monsieur Eric Poudelet chef de l’unité « Sécurité de la chaine alimentaire » de la Direction Générale « Santé et consommateurs ».

Sensibles aux difficultés rencontrées durant de nombreuses années par ces arboriculteurs, et tenant à constater par eux-mêmes les dégâts causés par le virus de la Sharka dans la Drôme, Monsieur Poudelet, accompagné de Madame Dana Irina Simion, ont rencontré l’ensemble des acteurs concernés par la lutte contre le virus de la sharka ; les arboriculteurs, des membres du Ministère de l’Agriculture, mais aussi des responsables de l’INRA de Gotheron et de la Chambre d’Agriculture de la Drôme.
Pour Michèle Rivasi : « Depuis les années 90 en France, le virus de la sharka est un fléau pour les arbres fruitiers du Sud de la France. Contraints d’arracher les arbres touchés, de nombreux agriculteurs ont vu leur activité économique détruite par cette maladie. Plusieurs ont du déposer le bilan de leur exploitation, et certains, désespérés, se sont suicidés.
En faisant venir des membres de la Commission européenne, indépendant des intérêts de l’Etat et garants du respect de la réglementation européenne sur la santé des végétaux, et en réunissant l’ensemble des acteurs dans la lutte contre le virus de la sharka, j’espère que nous réussirons à sortir par le haut de ce problème, en garantissant l’accompagnement des agriculteurs dans leur lutte conte ce virus. Il faut leur trouver des solutions pour leurs exploitations. L’INRA nous a d’ailleurs présenté son travail sur des variétés résistantes au virus. »

Mais pour Denis Extrait, président de l’Association des Arboriculteurs Victimes du Virus de la Sharka , « attendre les 25 ans nécessaires à la recherche pour développer une variété de pêche résistante à la sharka signerait la mort de notre profession ».
Michèle Rivasi précise : « Dans d’autres pays européens touchés (Grèce, Bulgarie…), des variétés de fruits tolérantes à ce virus ont été développées ; les fruits, mêmes porteurs du virus, restent commercialisables et n’ont aucune incidence sur la santé du consommateur. Il me semblerait indispensable que l’INRA se concentre sur ce genre de variétés ; leur plantation pourrait enfin ouvrir des perspectives de reprise d’activité pour des arboriculteurs aujourd’hui endettés et découragés. »
Un conflit subsiste également dans la juste indemnisation des arboriculteurs touchés par ce virus.
Michèle Rivasi : « Avec le sénateur Bernard Piras, je vais interpeller le Ministre de l’Agriculture pour qu’une solution soit trouvée pour régler ce passif ».
Enfin, plusieurs regroupements d’arboriculteurs sont actuellement en procès contre l’INRA, soupçonnée d’être à l’origine de la diffusion de ce virus (un rapport d’expertise judiciaire arrive d’ailleurs à cette conclusion). Ils sont actuellement dans l’attente des conclusions de la Cour Administrative d’Appel de Lyon sur la mise en cause de l’INRA dans la diffusion de ce virus.

*La Sharka est une maladie virale qui détruit les arbres fruitiers en rendant leurs fruits impropres à la consommation et oblige les arboriculteurs à l’arrachage des arbres pour limiter l’étendue du virus

 

La carte ci dessous montre le point de départ et l’évolution de l’étendue du virus de la sharka

 

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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