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Trois salariés contaminés sur la centrale de Tricastin, la série noire des incidents nucléaires continue. EELV appelle à manifester le 12 octobre devant le site.

Hier trois sous-traitants de l’usine EDF du Tricastin ont été exposés à un jet de liquide radioactif, alors qu’ils démontaient une pompe hydraulique entre les tranches 3 et 4.

Europe Ecologie Les Verts Rhône-Alpes tient à exprimer sa solidarité avec les victimes, sous-traitants du nucléaire exposés à une contamination radioactive. Nous dénonçons une nouvelle fois la politique des entreprises du nucléaire qui tendent à réduire les coûts de personnel, quelles qu’en soient les conséquences pour la sécurité.

« Il y a plus de 500 sous-traitants sur le site EDF du Tricastin, rappelle Bruno Bernard, secrétaire régional EELV Rhône-Alpes. Dans un site, où les employés doivent gérer un risque nucléaire, cette situation est préoccupante. La multiplication des niveaux de sous-traitance augmente le risque. Il faut que le personnel soit correctement formé, payé, suivi médicalement et puisse bénéficier lors de la fermeture de la centrale d’un reclassement adéquat. »

L’utilisation de plus de 5 niveaux de sous-traitance, le départ à la retraite des employés d’EDF des plus qualifiés remplacés par des salariés peu formés hypothèquent la sécurité du site.

La détonation et la projection de liquide radioactif hors du circuit lors de la réparation d’une pompe auraient dû être anticipés et évités. Cet accident signale d’importantes lacunes dans la gestion de la maintenance.

«Aujourd’hui, c’est 80% des activités sur la centrale nucléaire qui sont menées par des sous-traitants. Ces personnels sont parfois mal formés et ont des conditions de travail très difficiles ; ce sont les plus exposés à l’irradiation et qui connaissent de fait de nombreuses maladies professionnelles. » déclare Michèle RIVASI euro-députée EELV et co-fondatrice de la CRIIRAD.

Les incidents des dernières semaines rappellent que la centrale du Tricastin a dépassé sa date de péremption :
«La fuite de Tritium qui dure depuis deux mois, n’a toujours pas fait l’objet de solution. Quant au dernier incident, il y a quelques jours à Tricastin, sur l’usine d’enrichissement d’uranium en démantèlement Georges Besse 1, il aurait pu contaminer gravement le personnel et l’environnement. Les tuyaux, qui contenaient de l’uranium, ont été rincés à trop forte pression suite à une erreur de procédure. L’explosion de la canalisation et une importante pollution ont été évité de justesse.» explique André Vermorel, maire d’une commune voisine de la centrale et membre de la Commission locale d’information de Tricastin (CLIGEET)

De nombreux élus EELV appellent à manifester samedi 12 octobre à 14H30 devant la centrale nucléaire du Tricastin pour dénoncer ces trop nombreux incidents qui mettent en cause la sûreté nucléaire de l’ensemble de la région. Le gouvernement doit agir sans attendre pour fermer la centrale.

Rendez vous pour la manifestation et la conférence de presse à 14H30 le 12 octobre devant l’entrée principale du site de Tricastin.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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