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Tchernobyl: le mensonge d’Etat a fait des victimes, c’est prouvé scientifiquement

Michèle Rivasi, députée européenne EELV a organisé aujourd’hui 5 juillet 2013 une conférence de presse à Ajaccio, à l’occasion de la remise d’une étude commandée par la Collectivité territoriale de Corse en 2006 sur les conséquences sanitaires de l’accident de Tchernobyl. Cette enquête épidémiologique, restituée le 4 juillet, montre qu’il y a une forte corrélation entre l’exposition au nuage de Tchernobyl et l’augmentation des pathologies thyroïdiennes.

« Il s’agit là d’une étude unique en son genre, regroupant 14.000 dossiers médicaux, et conduite par le professeur Paolo Cremonesi de l’hôpital Galliera de Gênes. Pas moins de 5548 dossiers ont été étudiés, avec une cohorte composée d’un groupe exposé au nuage radioactif et un groupe témoin non exposé. Les résultats chez les hommes exposés montrent un surrisque de thyroïdites(78,26%), des nodules bénins (64,51%), de l’hyperthyroïdie (103,21%), des cancers de la thyroïde ( 28,29%). Chez les femmes exposées, les résultats sont sans appel puisqu’il y a 55,35% de surrisque de pathologies auto-immunes (thyroïdites).

Il s’agit donc de la première étude qui montre aussi clairement que le passage du nuage a provoqué une augmentation significative des pathologies. Cela remet en question les normes de radioprotection fixées par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique et les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique. Ces données confirment également que le mensonge d’Etat a entraîné une exposition risquée a la radioactivité, par manque d’information, contrairement aux résultats des politiques de prévention des autres Etats (Italie, Autriche, Allemagne). Par ailleurs, l’impact de ces faibles doses radioactives doit remettre en cause la pensée dominante qui a toujours nié leur impact sanitaire. C’est l’ensemble des politiques de radioprotection qui doit être revu au regard de ces résultats.

Enfin, cette étude doit permettre aux victimes d’ester en justice auprès de la Cour de Justice Européenne, preuves à l’appui, apres avoir épuisé tous leurs recours en France. (voir communiqué). »

Dans un contexte où les discussions se poursuivent au niveau européen sur la nouvelle directive sur la radioprotection, il est nécessaire de revoir à l’aune de cette étude les évolutions possibles qui permettraient de modifier le droit européen pour une meilleure protection des citoyens. Je compte donc inviter au Parlement européen les épidémiologistes et les endocrinologues italiens qui ont participé à cette étude, ainsi les parties prenantes de la radioprotection en Europe afin de revoir la protection des citoyens en cas d’éventuel accident nucléaire ».


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