A A

Stop aux rejets des eaux résiduaires boues rouges au cœur du parc national des calanques

Depuis 2010, Michèle RIVASI, eurodéputée écologiste, se mobilise avec son collègue José BOVE pour exiger de l’industriel Altéo (ex Péchiney, Alcan et Rio Tinto), producteur d’alumine à Gardanne, l’arrêt du rejet chaque année de milliers de tonnes de « boues rouges », chargées en métaux lourds et menaçant la faune et la flore marine.

Cette mobilisation aux côtés d’associations et d’« usagers » de cet espace naturel d’exception devenu le premier parc national péri-urbain d’Europe s’appuie sur la Convention de Barcelone pour la protection de la Méditerranée signée en 1976 par la France.

En 2012, tout en réclamant la transparence et des études scientifiques indépendantes sur les boues rouges, les eurodéputés écologistes avaient également interpellé la Ministre du Développement Durable de l’époque, Delphine BATHO, sur ce dossier.

Aussi, alors qu’un arrêté préfectoral, faisant suite à l’engagement de la Ministre d’avril 2013 prévoyait l’arrêt total des rejets liquides et solides au 31 Décembre 2015, Altéo vient de demander une dérogation.

Le lobby industriel et le chantage à l’emploi s’exercent donc de nouveau, et notamment sur le Conseil d’Administration du Parc national des Calanques, qui doit donner, lundi 8 septembre, son avis sur cette demande de dérogation.

Il est clair que continuer d’autoriser ces rejets annihilera toute possibilité pour la faune et la flore de se développer à nouveau dans le canyon de Cassidaigne, et posera la question de la labelisation en Parc National du Massif des Calanques, qui n’aura plus aucune crédibilité en termes de protection de l’environnement marin.

Ségolène ROYAL, qui s’est récemment engagée à refuser l’import de déchets toxiques australiens pour leur dépollution en France, ne peut permettre à une entreprise française de polluer un peu plus la mer Méditerranée et l’une de ses franges littorales les plus sublimes après 40 ans de rejets polluants et dégradants pour la biodiversité.

Articles similaires :

Tags: , , ,

One Response to “Stop aux rejets des eaux résiduaires boues rouges au cœur du parc national des calanques”

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives