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Signature imminente d’un permis de recherche d’hydrocarbure dans le PNR Luberon : Michèle Rivasi et José Bové soutiennent les opposants

 

La vigilance de militants anti gaz-de-schiste du Vaucluse a permis de mettre en lumière hier la signature imminente d’un permis exclusif de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux dans le Luberon, dit « permis de Calavon ».

José Bové et Michèle Rivasi, députés européens écologistes, réagissent :

« Depuis 2011, les collectifs locaux et les élus dénoncent les méthodes opaques d’attribution des permis de recherche d’hydrocarbures. A l’heure actuelle, les habitants se retrouvent devant le fait accompli.  Dans de telles conditions, les études d’impact environnementales mais également les répercussions économiques pour les autres secteurs ne sont jamais pris en compte. Le secteur du tourisme, particulièrement important dans le Lubéron serait irrémédiablement mis à mal.

L’amélioration de ces procédures d’attribution des permis figurait sur la feuille de route de Nicole Bricq, première Ministre de l’Environnement nommée sous la présidence de François Hollande. La valse des ministres qui ont occupé ce poste à risque depuis deux ans fait que rien n’a bougé. L’Etat et son code minier continuent à bafouer le droit à un environnement sain garanti par la Constitution.

Nous dénonçons l’utilité de ce type de projet, et sur cette fuite en avant à la recherche d’énergies fossiles. Ce projet est à contretemps alors que le Président Hollande participe au sommet du Climat à New-York, et que les députés français étudient le projet de loi sur la transition énergétique. Où est la cohérence dans l’action gouvernementale en matière d’énergie et de transition écologique ?

Nous félicitons les opposants aux permis de Calavon pour leur action, et leur réaffirmons notre soutien dans leur lutte contre ce permis. »

 

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One Response to “Signature imminente d’un permis de recherche d’hydrocarbure dans le PNR Luberon : Michèle Rivasi et José Bové soutiennent les opposants”

  1. MULLARD dit :

    Arrêtons de violer la Terre et le pillage des ressources naturelles ! Il est temps de ralentir ! Prêtons notre oreille au chant de la rotation de la Terre et non au bruissement des billets verts !!!

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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