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LGV Lyon-Turin: l’Office européen de lutte anti-fraude saisi par des eurodéputées écologistes

Mercredi 11 novembre, Michèle RIVASI et Karima DELLI ont saisi l’OLAF (Office européen de lutte anti-fraude) concernant la gestion du dossier Lyon Turin par la société LTF (Lyon Turin Ferroviaire).

« Nous avons apporté un certain nombre de pièces mettant en évidence plusieurs infractions relatives à ce dossier. La gravité des faits rapportés est d’autant plus importante qu’il s’agit d’argent public et de fonds européens.

Nous dénonçons notamment :
– les commandes de fournitures passées à des entreprises soupçonnées d’être liées à la mafia italienne (notamment Martina et Italcoge)
– des fournitures non conformes aux commandes
– l’absence de sanctions contre les dirigeants de la société LTF Paolo Comastri et Walter Benedetto, condamnés en première instance par le tribunal de Turin en 2011 pour trucage d’appels d’offre
– des surcoûts inexplicables en équipements mobilier et informatique,
– de possibles conflits d’intérêts en France dans le cadre de la signature de différents marchés publics,
– des entraves à la concurrence.

Ces documents ont été présentés et remis aux représentants de l’OLAF qui se sont engagés à les étudier dans le cadre de leur enquête. Durant les deux prochains mois, nous resterons attentives à son déroulement et à ses conclusions. Si les faits sont avérés, nous demanderons que soient reconnues les responsabilités personnelles et que les sommes versées indument par l’Europe soient remboursées.

Notre action s’inscrit dans le cadre des recommandations de la Cour des Comptes Françaises qui a dénoncé l’absence de pertinence et de rentabilité dus au coût prohibitif de ce projet ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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