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La Méditerranée voit rouge… pour encore combien de temps encore?

Elus, ONG et collectifs citoyens vous invitent sur le lieu symbolique du départ des rejets de boues rouges en mer pour une conférence de presse à Port-Miou, le 9 Novembre à 16h.

Depuis près de cinquante ans, 30 millions de tonnes de boues rouges ont été rejetées au large de Cassis. Ces boues chargées en métaux lourds sont des résidus industriels issus de la fabrication d’alumine.

Alors que le Parc National des Calanques vient d’être officiellement crée par un décret du 18 Avril 2012, ces rejets font tâche dans un environnement dont la nécessité de préservation vient d’être reconnue par les pouvoirs publics.

Des élus, dont Michèle RIVASI et José BOVE, eurodéputés, des ONG dont Sea Shepherd et les Amis de la Terre, des collectifs citoyens engagés sur le terrain depuis des années, vous invitent à rejoindre dans les calanques, le lieu symbolique du départ des rejets de boues rouges en Mer Méditerranée pour dresser un bilan de la situation actuelle et débattre de l’avenir des « boues rouges ».

Ce groupe, constitué de collectifs, d’ONG et d’élus a pour premier objectif de faire stopper définitivement les rejets en mer de boues rouges et autres résidus industriels de l’usine de Gardanne. Ils souhaitent que des études scientifiques indépendantes soient menées sur les boues rouges et les produits commerciaux issus de la valorisation de ces déchets. Il est capital que les données et les études indépendantes existantes soient mises à disposition du public, car il ne devrait pas y avoir de secret industriel sur les données concernant la santé et l’environnement.

Lieu: Entrée de la Calanque de Port Miou à 1km et demi du port de Cassis.

Accès: http://goo.gl/maps/uzRUi ; http://goo.gl/maps/WqdyJ

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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