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Gaz non conventionnels – Quels risques en pays gardannais ?

10 Fév 2011

En circonscription, PACA

CONFERENCE DE PRESSE: vendredi 11 Février à 11h

Au Café-Restaurant « Le 3 Cafet » (sur le cours de Gardanne, à côté du cinéma).

En présence de :
-Michèle RIVASI, députée européenne Europe Ecologie
-Achim GERTZ pour CAP21.13
-François-Michel LAMBERT pour EELV Pays Gardannais

« Gaz non conventionnels – Quels risques en pays gardannais ? »

Depuis plusieurs mois des termes comme « gaz de schiste, fracturation hydraulique, gaz de houille » font
l’actualité environnementale en France. Depuis quelques années l’exploitation de ces gaz non conventionnels
est lancée notamment aux Etats-Unis et au Canada, provoquant un débat houleux face aux dégâts engendrés, aux conséquences extrêmement lourdes comme la pollution des nappes phréatiques, la consommation de grande quantité d’eau, l’injection dans le sol de produits chimiques.

C’est dans ce contexte que le gouvernement français a autorisé en 2010 d’entreprendre des recherches de gaz non-conventionnels sur une grande partie du territoire hexagonal.

Un des permis concerne l’ancien bassin minier de Gardanne, et ce depuis 2007. Ce permis d’exploration a été
donné à la société EPG jusqu’au 25 novembre 2012. Il couvre une surface de 365 Km², soit un territoire qui va de Gréasque à l’Arbois.

Malgré l’opacité qui entoure ce dossier, nous avons pu nous procurer des documents prouvant que plus de
trente forages ont été effectués dans le plus grand secret. Qu’en est-il aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’il est
envisagé sur les suites de ces explorations ? Quelles en seraient les conséquences sur l’environnement, sur les nappes phréatiques, sur les populations ? Que se passerait-il en cas de fuites accidentelles ?

C’est pour cela qu’Europe Ecologie-Les Verts du pays gardannais et CAP 21-13 se saisissent de ce dossier dit
« Gaz de Gardanne », mais aussi celui dit du « permis de Brignoles » et celui dit « permis de Provence » qui
couvrent une surface d’environ 10.000km² venant dans les Bouches du Rhône jusqu’aux portes de Marseille et Aix en Provence.

Face aux incertitudes, à l’opacité qui entoure ces dossiers et aux vues des expériences catastrophiques faites aux USA et au Canada :
– nous demandons un moratoire immédiat sur toute prospection de gaz non-conventionnels ici dans le pays Gardannais, le département des Bouches du Rhône, la région Provence Alpes Côte d’Azur.
– nous interpellons à cet effet les élus du Conseil Général des Bouches du Rhône, de la CPA et de Gardanne, le président du Conseil Régional et Madame la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Engageons dès à présent la politique de développement de notre territoire vers une modération énergétique et la reconversion vers les énergies renouvelables, ce sont des milliers d’emplois dans l’isolation, le changement de matériel, etc.… ce sont aussi des centaines de millions d’euros d’économies bénéfiques pour l’ensemble des citoyens.

D’autres actions sont prévues et seront présentées lors de la conférence de presse conjointe.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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