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Coordination nationale: Plus de 100 représentants des collectifs locaux de lutte contre les gaz de schiste

coordination nationale GdS 26 février

La première réunion de coordination nationale des collectifs lutte contre les gaz de schiste, organisée à Saint Marcel, dans ma circonscription, s’est très bien déroulée.

Nous avons pu échanger sur la légalité des arrêtés ministériels pris par Jean Louis Borloo le 1er Mars 2010 et qui ont débouché sur des permis de prospection et d’exploration pour des industriels tels que GDF ou Total.

Ma collègue Corinne Lepage, eurodéputée mais aussi avocate, nous a indiqué qu’elle avait attaqué le permis de Montélimar, considérant qu’il était illégal du fait de l’absence d’information des élus lors de la signature de cet arrêté ministériel.

Nous nous posons aussi sérieusement la question de la légalité de la modification du code minier par ordonnance. Vidée d’une partie de sa substance, le nouveau code minier laisse les coudées franches aux industriels, ne leur opposant que de très faibles, voire inexistantes, contraintes pour le respect de l’environnement.

Nous avons décidé de la tenue de deux nouvelles manifestations nationales : le 15 avril et le 31 mai, qui sont respectivement la date de remise du rapport intermédiaire de la mission d’inspection commandée par NKM et Eric Besson et la date de remise du rapport final.

Lors de cette rencontre, plusieurs représentants des collectifs (Ile de France, Drôme, Aveyron, Lot, Vaucluse…) ont pu s’exprimer, et indiquer leurs moyens de lutte.

Une prochaine rencontre des collectifs aura lieu en Avril, en Seine et Marne, très concernée par les permis de recherche d’huile de schiste (pétrole)

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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